Résumé des caractéristiques - STREFEN 8,75 mg, pastille
1. DENOMINATION DU MEDICAMENT
STREFEN 8,75 mg, pastille
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Flurbiprofène.....................................................................................................................8,750 mg
Pour une pastille.
Chaque pastille contient 2,5 g de sucre.
Excipients à effet notoire :
Glucose (une pastille contient 1,067 g de glucose)
Saccharose (une pastille contient 1,404 g de saccharose)
Amidon de blé (contenant du gluten) (une pastille ne contient pas plus de21,38 microgrammes de gluten)
Parfum contenant du citral, du linalool, du citronellol, des terpènes decitron, du farnesol et du geraniol
Sulfites – anhydride sulfureux (E 220)
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
3. FORME PHARMACEUTIQUE
Pastille
4. DONNEES CLINIQUES
4.1. Indications thérapeutiques
Traitement symptomatique des maux de gorge aigus chez l'adulte et l'enfant àpartir de 12 ans.
4.2. Posologie et mode d'administration
PosologieLa durée de traitement doit être la plus courte nécessaire au soulagementdes symptômes, jusqu’à 3 jours maximum. Si la douleur persiste plus detrois jours ou si elle s'aggrave ou en cas de survenue d'un nouveau trouble, ilest conseillé au patient de prendre un avis médical.
RESERVE A L'ADULTE ET A L'ENFANT DE PLUS DE 12 ANS.
Adulte : 1 pastille à renouveler si nécessaire au bout de 3 à 6 heures,sans dépasser la posologie maximale de 5 pastilles par 24 heures.
Population pédiatrique
Enfant à partir de 12 ans : voir ci-dessus pour l’adulte.
Enfants de moins de 12 ans : contre-indiqué chez les enfants de moins de12 ans (voir section 4.3)
Sujets âgés : il n’y a pas de recommandation générale de dose, à cejour, l'expérience clinique étant limitée. Les personnes âgées présententun risque accru d’effets indésirables.
Mode d’administrationVoie orale : Les pastilles doivent être sucées lentement sans êtrecroquées.
Comme avec toutes les pastilles, pour éviter une irritation locale, lespastilles au flurbiprofène doivent être déplacées dans la bouche en lessuçant. Si une irritation apparait, le traitement doit être arrêté.
4.3. Contre-indications
Ce médicament à activité anti-inflammatoire est contre-indiqué dans lessituations suivantes :
· hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipientsmentionnés à la rubrique 6.1,
· Patients ayant déjà manifesté des réactions d’hypersensibilité (parexemple : asthme, rhinite, angioedème, de bronchospasme ou d’urticaire),déclenchées par la prise de ce médicament ou de substances d'activité prochetelles que autres AINS, aspirine,
· Grossesse, à partir du début du 6ème mois (au-delà de 24 semainesd’aménorrhée) (voir rubrique 4.6),
· ulcère peptique évolutif, antécédents d’ulcère peptique oud’hémorragie récurrente (2 épisodes distincts ou plus d’hémorragie oud’ulcération objectivés),
· antécédents d'hémorragie ou de perforation gastro-intestinales, colitegrave, troubles hémorragiques ou hématopoïétiques au cours d'un précédenttraitement par AINS,
· insuffisance hépatocellulaire sévère (voir rubrique 4.4),
· insuffisance rénale sévère (voir rubrique 4.4),
· insuffisance cardiaque sévère (voir rubrique 4.4),
· enfant de moins de 12 ans.
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
Sujet âgé
Les sujets âgés présentent un risque accru d'effets indésirables auxAINS, en particulier d'hémorragie gastro-intestinale et de perforations pouvantêtre fatales (voir rubrique 4.2 et ci-dessous).
Manifestations respiratoires
Des bronchospasmes peuvent survenir chez des patients souffrant d’asthme ouprésentant des antécédents d’asthme ou d’allergies. Le Flurbiprofènedoit être utilisé avec précaution chez ces patients.
Les patients présentant un asthme associé à une rhinite chronique, à unesinusite chronique et/ou à une polypose nasale, ont un risque de manifestationallergique lors de la prise d'acide acétylsalicylique et/oud'anti-inflammatoires non stéroïdiens plus élevé que le reste de lapopulation.
L'administration de cette spécialité peut entraîner une crise d'asthme,notamment chez certains sujets allergiques à l'acide acétylsalicylique ou àun AINS (voir rubrique 4.3).
Association à d’autres AINS
L'utilisation concomitante de STREFEN 8,75 mg, pastille avec d'autres AINS,y compris les inhibiteurs sélectifs de la cyclooxygénase 2 (cox-2), qu’ilssoient prescrits comme anti-inflammatoire ou comme antalgique) doit êtreévitée (voir rubrique 4.5).
Lupus érythémateux disséminé et connectivite mixte
Les patients atteints de lupus érythémateux disséminé ou de connectivitemixte peuvent présenter un risque accru de méningite aseptique (voir rubrique4.8), en général non observée lors d’une utilisation brève de principesactifs comme le flurbiprofène.
Insuffisance rénale et hépatique
Les AINS sont susceptibles d’entrainer une néphrotoxicité sous forme denéphrite interstitielle, de syndrome néphrotique et d’insuffisance rénale.L’administration d’AINS peut provoquer une réduction dose-dépendante de laformation des prostaglandines et conduire à une insuffisance rénale. Lespatients les plus à risque sont ceux avec une fonction rénale altérée, lesinsuffisants cardiaques, les insuffisants hépatiques, les insuffisants rénaux,les personnes âgées.
Cependant, cet effet n’est pas habituellement rencontré avec leflurbiprofène utilisé à faible dose et sur une courte durée.
Effets cardiovasculaires et cérébrovasculaires
Une surveillance adéquate et des recommandations sont requises avantl’instauration du traitement chez les patients présentant des antécédentsd’hypertension et/ou d’insuffisance cardiaque, des cas de rétentionhydrosodée, d’hypertension et d’œdème ayant été rapportés enassociation au traitement par AINS.
Une réduction de l’effet des anti-hypertenseurs est possible (voirrubrique 4.5).
Effets sur le système nerveux
Maux de tête provoqués par les antalgiques : dans les cas d’utilisationprolongée d’antalgiques ou de posologie dépassant les doses recommandées,des maux de tête peuvent survenir. Ceux-ci ne doivent pas être traités pardes doses plus élevées d’AINS.
Effets gastro-intestinaux
Les AINS doivent être administrés avec prudence chez les patientsprésentant des antécédents de maladies gastro-intestinales (rectocolitehémorragique, maladie de Crohn), en raison d’un risque d’aggravation de lapathologie (voir rubrique 4.8).
Des hémorragies, ulcérations ou perforations gastro-intestinales parfoisfatales, ont été rapportées avec tous les AINS, à n’importe quel moment dutraitement, sans qu’il y ait eu nécessairement des signes d’alerte oud’antécédents d’effets indésirables gastro-intestinaux graves.
Le risque d'hémorragie, d'ulcération ou de perforation gastro-intestinaleaugmente avec la dose utilisée chez les patients présentant des antécédentsd'ulcère, en particulier en cas de complication à type d'hémorragie ou deperforation (voir rubrique 4.3) ainsi que chez le sujet âgé, fragile ou tropmaigre. Cependant, cet effet n’est pas habituellement rencontré avec leflurbiprofène utilisé à faible dose et sur une courte durée.
Les patients présentant des antécédents gastro-intestinaux, surtout s'ils'agit de patients âgés, doivent signaler tout symptôme abdominal inhabituel(en particulier les saignements gastro-intestinaux), à un professionnelde santé.
Une attention particulière doit être portée aux patients recevant destraitements associés susceptibles d'augmenter le risque d'ulcération oud'hémorragie, comme les corticoïdes administrés par voie orale, lesanticoagulants oraux tels que la warfarine, les inhibiteurs sélectifs de larecapture de la sérotonine (ISRS) et les antiagrégants plaquettaires commel'acide acétylsalicylique (voir rubrique 4.5).
En cas d'apparition d'hémorragie ou d'ulcération le traitement doit êtrearrêté.
Le flurbiprofène doit être administré avec prudence et sous étroitesurveillance chez les patients présentant des antécédents de troublesgastro-intestinaux (ulcère gastro-duodénal, hernie hiatale, hémorragieintestinale, etc..). En début de traitement, une surveillance de la diurèse etde la fonction rénale est recommandée chez les patients atteintsd’insuffisance cardiaque, d’insuffisance hépatique, d’insuffisancerénale chronique, chez les patients sous diurétiques, après une opérationimportante ayant entrainé une hypovolémie, et spécialement chez lessujets âgés.
Effets cutanés
Des réactions cutanées graves, dont certaines d'évolution fatale, incluantdes dermatites exfoliatives, des syndromes de Stevens-Johnson et des nécrolysesépidermiques toxiques (syndrome de Lyell) ont été très rarement rapportéeslors de traitements par AINS (voir rubrique 4.8).
STREFEN 8,75 mg, pastille devra être arrêté dès l'apparition d'un rashcutané, de lésions des muqueuses ou de tout autre signed'hypersensibilité.
Risque d'aggravation fréquente d’une urticaire chronique, après la prised'AINS.
Infections
Dans certains cas isolés, une aggravation de l’inflammation infectieuse(par exemple, développement d’une fasciite nécrosante) a été décrite lorsde l’utilisation concomitante d’AINS par voie systémique. Le patient doit,dans ce cas, consulter immédiatement un médecin si les signes d’uneinfection bactérienne apparaissent ou s’aggravent durant le traitement parflurbiprofène.
Si les symptômes se compliquent ou si de nouveaux symptômes apparaissent,le traitement doit être ré-évalué par un professionnel de santé.
L'angine aiguë justifie un traitement antibiotique de principe (présomptiond'infection par streptocoque β hémolytique). Dans ce cas il n'y a pas lieud'associer cette spécialité à action antalgique et anti-inflammatoire.
STREFEN doit être réservé aux situations où l'antibiothérapie n'est pasindiquée.
La persistance des symptômes au 3ème jour impose de ré-évaluer laconduite à tenir et notamment l'intérêt éventuel d'un traitementantibiotique.
Si une irritation de la bouche apparait, le traitement doit êtreinterrompu.
En début de traitement ou après une augmentation de la posologie, unesurveillance de la diurèse et de la fonction rénale est recommandée chez lespatients présentant les facteurs de risque suivants:
· sujets âgés,
· médicaments associés tels que: IEC, sartans, diurétiques (voirrubrique 4.5),
· hypovolémie quelle qu'en soit la cause,
· insuffisance cardiaque,
· insuffisance rénale chronique,
· syndrome néphrotique,
· néphropathie lupique,
· cirrhose hépatique décompensée.
Hyperkaliémie
Hyperkaliémie favorisée par le diabète ou un traitement concomitant avecdes médicaments épargneurs de potassium (voir rubrique 4.5).
Une surveillance régulière de la kaliémie doit être effectuée dans cescirconstances.
Précautions d'emploiCe médicament contient 1, 067 g de glucose et 1,404 g de saccharose parpastille (soit 2,5 g de sucre/pastille), en tenir compte dans la rationjournalière en cas de régime hypoglucidique ou de diabète. Les patientsprésentant une intolérance au fructose, un syndrome de malabsorption duglucose et du galactose ou un déficit en sucrase/isomaltase (maladieshéréditaires rares) ne doivent pas prendre ce médicament.
Ce médicament contient une très faible teneur en gluten (provenant del’amidon de blé). Il est considéré comme « sans gluten » et est donc peususceptible d’entraîner des problèmes en cas de maladie cœliaque. Lespatients présentant une allergie au blé (différente de la maladie cœliaque)ne doivent pas prendre ce médicament.
Ce médicament contient un parfum contenant du citral, du linalool, ducitronellol, des terpènes de citron, du farnesol et du geraniol. Le citral, lelinalool, le citronellol, les terpènes de citron, le farnesol et le geraniolpeuvent provoquer des réactions allergiques.
Ce médicament contient des sulfites et peut, dans de rares cas, provoquerdes réactions d’hypersensibilité sévères et des bronchospasmes.
La prise de ce médicament doit être évitée en cas de traitement avec unautre anti-inflammatoire non stéroïdien, avec un anticoagulant oral, avec dulithium, avec de l'aspirine à doses antalgiques, antipyrétiques ouanti-inflammatoires, avec du méthotrexate à des doses supérieures à 20 mgpar semaine, avec les héparines de bas poids moléculaire et apparentés et leshéparines non fractionnées (à doses curatives et/ou chez le sujet âgé),avec le permetrexed chez le sujet âgé (voir rubrique 4.5).
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formesd'interactions
Risque lié à l'hyperkaliémie :
Certains médicaments ou classes thérapeutiques sont susceptibles defavoriser la survenue d'une hyperkaliémie: les sels de potassium, lesdiurétiques hyperkaliémiants, les inhibiteurs de l'enzyme de conversion, lesantagonistes de l'angiotensine II, les anti-inflammatoires non stéroïdiens,les héparines (de bas poids moléculaire ou non fractionnées), lesimmunosuppresseurs comme la ciclosporine ou le tacrolimus, letriméthoprime.
L'association de ces médicaments majore le risque d'hyperkaliémie. Cerisque est particulièrement important avec les diurétiques épargneurs depotassium, notamment lorsqu'ils sont associés entre eux ou avec des sels depotassium, tandis que l'association d'un IEC et d'un AINS, par exemple, est àmoindre risque dès l'instant que sont mises en œuvre les précautionsrecommandées.
Pour connaître les risques et les niveaux de contraintes spécifiques auxmédicaments hyperkaliémiants, il convient de se reporter aux interactionspropres à chaque substance.
Toutefois certaines substances, comme le triméthoprime, ne font pas l'objetd'interactions spécifiques au regard de ce risque. Leur mention dans cechapitre s'explique en tant que facteur favorisant pouvant s'ajouter à d'autresfacteurs de risque « à prendre en compte » dans la survenue d'unehyperkaliémie.
L’administration simultanée du flurbiprofène avec les produits suivantsnécessite une surveillance rigoureuse de l’état clinique et biologique dumalade.
Associations déconseillées+ Autres AINS
Avec les autres anti-inflammatoires non stéroïdiens : majoration du risqueulcérogène et hémorragique digestif.
+ Acide acétylsalicylique (aspirine) à des doses anti-inflammatoires (≥1 g par prise et/ou ≥ 3 g par jour) ou à des doses antalgiques ouantipyrétiques (≥ 500 mg par prise et/ou < 3 g par jour)
Majoration du risque ulcérogène et hémorragique digestif.
+ Anticoagulants oraux
Augmentation du risque hémorragique de l'anticoagulant oral (agression de lamuqueuse gastro-duodénale par les AINS).
Si l'association ne peut être évitée, surveillance clinique et biologiqueétroite.
+ Héparines de bas poids moléculaire et apparentés et héparines nonfractionnées (à doses curatives et/ou chez le sujet âgé)
Augmentation du risque hémorragique par agression de la muqueusegastro-duodénale par les AINS.
Si l'association ne peut être évitée, surveillance clinique étroite.
+ Lithium
Augmentation de la lithémie pouvant atteindre des valeurs toxiques(diminution de l'excrétion rénale du lithium).
Si l'association ne peut être évitée, surveiller étroitement la lithémieet adapter la posologie du lithium pendant l'association et après l'arrêt del'AINS.
+ Méthotrexate, utilisé à des doses supérieures à 20 mg/semaine
Augmentation de la toxicité notamment hématologique du méthotrexate(diminution de la clairance rénale du méthotrexate par lesanti-inflammatoires).
+ Pemetrexed (patients ayant une fonction rénale faible à modérée,clairance de la créatinine comprise entre 45 ml / min et 80 ml / min)
Risque de majoration de la toxicité du pemetrexed (diminution de laclairance rénale par les AINS).
Associations faisant l'objet de précautions d’emploi+ Ciclosporine, Tacrolimus
Risque d'addition des effets néphrotoxiques, notamment chez le sujet âgé.Surveiller la fonction rénale en début de traitement par l'AINS.
+ Ténofovir Disoproxil
Risque de majoration de la néphrotoxicité du ténofovir, notamment avec desdoses élevées de l’anti-inflammatoire ou en présence de facteurs de risqued’insuffisance rénale.
En cas d’association, surveiller la fonction rénale.
+ Diurétiques, inhibiteurs de l'enzyme de conversion (IEC), antagonistes desrécepteurs de l'angiotensine II
Insuffisance rénale aiguë chez le malade à risque (sujet âgé et/oudéshydraté) par diminution de la filtration glomérulaire (inhibition desprostaglandines vasodilatatrices par les AINS). Par ailleurs, réduction del'effet antihypertenseur.
Hydrater le malade. Surveiller la fonction rénale en début detraitement.
+ Méthotrexate, utilisé à des doses inférieures à 20 mg/semaine
Augmentation de la toxicité notamment hématologique du méthotrexate(diminution de la clairance rénale du méthotrexate par les AINS).
Contrôle hebdomadaire de l'hémogramme durant les premières semaines del'association. Surveillance accrue en cas d'altération (même légère) de lafonction rénale, ainsi que chez le sujet âgé.
+ Pemetrexed (patients ayant une fonction rénale normale)
Risque de majoration de la toxicité du pemetrexed (diminution de laclairance rénale par les AINS).
Surveillance biologique de la fonction rénale.
Associations à prendre en compte+ Acide acétylsalicylique à des doses anti-agrégantes (de 50 mg à375 mg par jour en 1 ou plusieurs prises)
Majoration du risque ulcérogène et hémorragique digestif.
+ Glucocorticoïdes (sauf hydrocortisone en traitement subsitutif)
Augmentation du risque d’ulcération et d’hémorragie gastro-intestinale(voir rubrique 4.4).
+ Bêta-bloquants (sauf esmolol)
Réduction de l'effet antihypertenseur (inhibition des prostaglandinesvasodilatatrices par les AINS).
+ Déférasirox
Majoration du risque ulcérogène et hémorragique digestif.
+ Héparines de bas poids moléculaire et apparentés, et héparines nonfractionnées (à doses préventives et en dehors du sujet âgé)
Augmentation du risque hémorragique.
+ Inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS) :
Majoration du risque hémorragique (voir rubrique 4.4).
+ Pentoxifylline
Majoration du risque hémorragique
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
GrossesseL’inhibition de la synthèse des prostaglandines par les AINS peut affecterle déroulement de la grossesse et/ou le développement de l’embryon oudu fœtus.
Risques associés à l’utilisation au cours du 1er trimestre
Les données des études épidémiologiques suggèrent une augmentation durisque de fausse-couche, de malformations cardiaques et de gastroschisis, aprèstraitement par un inhibiteur de la synthèse des prostaglandines en début degrossesse. Le risque absolu de malformation cardiovasculaire est passé de moinsde 1% dans la population générale, à approximativement 1,5 % chez lespersonnes exposées aux AINS. Le risque paraît augmenter en fonction de la doseet de la durée du traitement. Chez l’animal, il a été montré quel’administration d’un inhibiteur de la synthèse des prostaglandinesprovoquait une perte pré et post-implantatoire accrue et une augmentation de lalétalité embryo-foetale. De plus, une incidence supérieure de certainesmalformations, y compris cardiovasculaires, a été rapportée chez des animauxayant reçu un inhibiteur de la synthèse des prostaglandines au cours de laphase d’organogénèse de la gestation.
Risques associés à l’utilisation à partir de la 12ème semained’aménorrhée et jusqu’à la naissance :
· A partir de la 12ème semaine d’aménorrhée et jusqu’à lanaissance, tous les AINS, par l’inhibition de la synthèse desprostaglandines, peuvent exposer le fœtus à une atteinte fonctionnellerénale :
o in utero pouvant s'observer dès 12 semaines d'aménorrhée (mise enroute de la diurèse fœtale) : oligoamnios (le plus souvent réversible àl'arrêt du traitement), voire anamnios en particulier lors d'une expositionprolongée.
o à la naissance, une insuffisance rénale (réversible ou non) peutpersister en particulier en cas d'exposition tardive et prolongée (avec unrisque d'hyperkaliémie sévère retardée).
Risques associés à l’utilisation au-delà de la 24ème semained’aménorrhée et jusqu’à la naissance:
Au-delà de la 24ème semaine d’aménorrhée, les AINS peuvent exposer lefœtus à une toxicité cardio-pulmonaire (fermeture prématurée du canalartériel et hypertension artérielle pulmonaire). La constriction du canalartériel peut survenir à partir du début du 6ème mois (au-delà de la 24èmesemaine d’aménorrhée) et peut conduire à une insuffisance cardiaque droitefœtale ou néonatale voire à une mort fœtale in utero. Ce risque est d'autantplus important que la prise est proche du terme (moindre réversibilité). Ceteffet existe même pour une prise ponctuelle.
En fin de grossesse, la mère et le nouveau-né peuvent présenter :
– un allongement du temps de saignement du fait d’une actionanti-agrégante pouvant survenir même après administration de très faiblesdoses de médicament ;
– une inhibition des contractions utérines entraînant un retard de termeou un accouchement prolongé.
En conséquence :
· Sauf nécessité absolue, ce médicament ne doit pas être prescrit chezune femme qui envisage une grossesse ou au cours des 5 premiers mois degrossesse (24 premières semaines d’aménorrhée). Si ce médicament estadministré chez une femme souhaitant être enceinte ou enceinte de moins de6 mois, la dose devra être la plus faible possible et la durée du traitementla plus courte possible. Une prise prolongée est fortement déconseillée.
· A partir du début du 6ème mois (au-delà de 24 semainesd'aménorrhée): toute prise de ce médicament, même ponctuelle, estcontre-indiquée. Une prise par mégarde à partir de cette date justifie unesurveillance cardiaque et rénale, fœtale et/ou néonatale selon le termed'exposition. La durée de cette surveillance sera adaptée à la demi-vied'élimination de la molécule.
AllaitementLes A.I.N.S. passant dans le lait maternel, ce médicament est déconseilléchez la femme qui allaite.
FertilitéComme tous les AINS, l'utilisation de ce médicament peut temporairementaltérer la fertilité féminine en agissant sur l’ovulation ; il est doncdéconseillé chez les femmes souhaitant concevoir un enfant. Chez les femmesrencontrant des difficultés pour concevoir ou réalisant des tests defertilité, l'arrêt du traitement doit être envisagé.
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser desmachines
Prévenir les patients de l'apparition possible de vertiges.
4.8. Effets indésirables
Des réactions d'hypersensibilité ont été rapportées après traitementpar les AINS. Qui peuvent être :
(a) des réactions allergiques non spécifiques et anaphylactiques ;
(b) des réactions respiratoires, comme par exemple un asthme, uneaggravation de l’asthme préexistant, un bronchospasme, une dyspnée ;
© diverses réactions cutanées, comme par exemple prurit, urticaire,purpura, angioedème et, plus rarement dermatoses bulleuses et exfoliatives (ycompris nécrolyse épidermique et érythème polymorphe).
La liste des effets indésirables ci-dessous se rapporte à ceux provoquéspar le flurbiprofène aux doses recommandées pour une utilisation de courtedurée. Dans le traitement des maladies chroniques, sous traitement à longterme, les effets indésirables supplémentaires peuvent survenir.
Les effets indésirables qui ont été associés au flurbiprofène sontdonnés ci-dessous, répertoriés par classe de systèmes d’organes et parfréquence. Les fréquences sont définies comme suit : très fréquent(>1/10) ; fréquent (>1/100 et ≤1/10) ; peu fréquent (>1/1000 et≤1/100) ; rare (>1/10 000 et ≤1/1000) ; très rare (<1/10 000) ;fréquence indéterminée (ne peut pas être estimée sur la base des donnéesdisponibles). Dans chaque groupe de fréquence, les effets indésirables sontprésentés suivant un ordre décroissant de gravité.
Classe de systèmes d’organes | Fréquence | Effets indésirables |
Affections hématologiques et du système lymphatique | Fréquence indéterminée | Anémie, thrombocytopenie, agranulocytose, Anémie hémolytique |
Affections du système nerveux | Fréquent | Vertiges, maux de tête, paresthésie |
Peu fréquent | Somnolence | |
Affections du système immunitaire | Rare | Choc anaphylactique |
Fréquence indéterminée | Hypersensibilité, angioedème | |
Affections du métabolisme et de la nutrition | Fréquence indéterminée | Rétention de sodium |
Affections oculaires | Fréquence indéterminée | Troubles visuels |
Affections cardiaques | Fréquence indéterminée | Insuffisance cardiaque et œdème |
Affections vasculaires | Fréquence indéterminée | Hypertension |
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales | Fréquent | Irritation de la gorge |
Peu fréquent | Exacerbation de l'asthme1 et bronchospasme, dyspnée, vésiculesoropharyngées, hypoesthésie pharyngée | |
Affections gastro-intestinales | Fréquent | Diarrhée, ulcération buccale, nausée, douleur buccale, paresthésiebuccale, douleur oropharyngée, inconfort (sensation de chaleur ou de brûlure,picotement ou goût métallique dans la bouche) |
Peu fréquent | Distension abdominale, douleur abdominale, constipation, sécheresse buccale,dyspepsie, flatulence, glossodynie, dysgueusie, dysesthésies buccales,vomissements | |
Fréquence indéterminés | Hémorragie gastro-intestinale, ulcère gastro-intestinal, perforationgastro-intestinale | |
Affections de la peau et du tissu sous-cutané | Peu fréquent | Diverses éruptions cutanées, prurit |
Fréquence indéterminée | Formes graves de réactions cutanées telles que les réactions bulleuses, ycompris Syndrome de Stevens-Johnson, érythème polymorphe et nécrolyseépidermique toxique (syndrome de Lyell), urticaire. | |
Troubles généraux et anomalies au site d’administration : | Peu fréquent | Pyrexie, douleur |
Affections hépatobiliaires | Fréquence indéterminée | Hépatite, élévation des transaminases |
Affections psychiatriques | Peu fréquent | Insomnie |
Affections rénales et urinaires | Fréquence indéterminée | Rétention hydrique, lésions rénales aiguës2 |
Description des effets indésirables spécifiques
1 peuvent survenir chez certains patients, en particulier ceux allergiquesà l'aspirine ou à d'autres anti-inflammatoires non stéroïdiens
2 les maladies rénales organiques qui pourraient résulter del’insuffisance rénale aigue : des cas isolés de néphrite interstitielle, denécrose tubulaire aiguë, de syndrome néphrotique et de nécrose papillaireont été rapportés.
Déclaration des effets indésirables suspectésLa déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation dumédicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapportbénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent touteffet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agencenationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) etréseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance – Site internet : <ahref=„http://www.signalement-sante.gouv.fr“>www.signalement-sante.gouv.fr.
4.9. Surdosage
Symptômes :
La plupart des patients, ayant ingéré des quantités cliniquementimportantes d’AINS, ne développeront pas plus que des nausées, vomissements,douleurs épigastriques, ou plus rarement diarrhée. Acouphène, maux de têteet saignements gastro-intestinaux sont également possibles. En casd’intoxication plus grave, la toxicité se manifeste au niveau du systèmenerveux central par de la somnolence, parfois de l’excitation, une visiontrouble et de la désorientation ou encore un coma. Parfois les patientsdéveloppent des convulsions. En cas d’empoisonnement grave une acidosemétabolique peut survenir et le temps de prothrombine/INR peut être prolongé,sans doute à cause d’interférences avec les facteurs de coagulationcirculant. Une insuffisance rénale aiguë et une atteinte hépatique peuventsurvenir. L’exacerbation de l’asthme est possible chez les asthmatiques.
Prise en charge :
La prise en charge doit être symptomatique et d’accompagnement et doitcomprendre le dégagement des voies respiratoires et la surveillance des signescardiaques et des signes vitaux jusqu’à leur stabilisation. Envisagerl’administration orale de charbon actif et si nécessaire une correctionhydro-électrolytique si le patient présente une quantité potentiellementtoxique dans l’heure suivant l’ingestion. Si les convulsions sontfréquentes ou prolongées, elles doivent être traitées par diazépam oulorazépam par voie intraveineuse. Traiter l’asthme avec desbronchodilatateurs.
Il n’y a pas d’antidote spécifique du flurbiprofène.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
Classe pharmacothérapeutique : Système respiratoire, préparations pourla gorge, autres préparations pour la gorge. Code ATC : R02AX01
Le flurbiprofène est un anti-inflammatoire non stéroïdien, dérivé del'acide aryl carboxylique, appartenant au groupe des proprioniques. Sous formede pastille, il possède les propriétés suivantes :
· activité anti-inflammatoire,
· activité antalgique.
Mécanisme d’action
L’effet thérapeutique des AINS est dû à une inhibition de la synthèsedes prostaglandines. Selon des études réalisées à partir de dosage surl’organisme, le flurbiprofène est un inhibiteur mixte de laCOX-1/COX-2 exprimant une affinité pour la COX1.
Des études précliniques suggèrent que l’énantiomère R(-) duflurbiprofène et des AINS apparentés agissent sur le système nerveux centralpour diminuer la douleur.
La diminution de la douleur du mal de gorge est observée 15 minutes aprèsla prise de la pastille. Une réduction de l’inflammation est observée30 minutes après la prise d’une pastille.
La durée d’action est prolongée jusqu’à 3h.
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
AbsorptionLe Flurbiprofène sous forme pastille est rapidement absorbé : le picplasmatique est atteint en 30 à 40 mn. Les pics de concentration plasmatiquesont atteints plus rapidement que la dose équivalente ingérée mais sontd’une ampleur similaire.
La pharmacocinétique du flurbiprofène est linéaire aux dosesthérapeutiques.
Aucune accumulation du produit n'est observée après administrationréitérée.
Distribution
Le flurbiprofène est rapidement distribué dans l’organisme.
La fixation aux protéines plasmatiques est importante: de l'ordre de99 pour cent.
Métabolisme
Principalement métabolisé par hydroxylation et conjugaison dansle foie.
Le flurbiprofène est fortement métabolisé par glucuroconjugaison. Leflurbiprofène n'est pas un inducteur enzymatique.
Le métabolisme n'est pas modifié en fonction de l'âge. Des études menéeschez le sujet âgé ne montrent pas de différence avec l'adulte jeune.
Elimination
L’excrétion se fait par les reins.
L'élimination du flurbiprofène est uniquement urinaire (100 %),essentiellement sous forme de métabolites glycuroconjugués (75 à 80%).
La demi-vie plasmatique moyenne est d'environ 3 h à 6 h.
5.3. Données de sécurité préclinique
Sans objet.
6. DONNEES PHARMACEUTIQUES
6.1. Liste des excipients
Arôme citron 502904 A (huile essentielle de citron, terpènes de citron,butylhydroxyanisol (E320), alpha-tocophérol, citral, linalool, citronellol,farnesol, geraniol), lévomenthol, miel, hydroxyde de potassium, macrogol 300,solution de saccharose, solution de glucose, (amidon de blé (contenant dugluten), sulfites (anhydride sulfureux (E220)))
6.2. Incompatibilités
Sans objet.
6.3. Durée de conservation
3 ans.
6.4. Précautions particulières de conservation
A conserver à une température ne dépassant pas 25°C.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
16 pastilles sous plaquette thermoformée (PVC/PVDC/Aluminium).
6.6. Précautions particulières d’élimination et demanipulation
Pas d’exigences particulières.
7. TITULAIRE DE L’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
RECKITT BENCKISER HEALTHCARE FRANCE
38 RUE VICTOR BASCH
CS 11018
91305 MASSY CEDEX
8. NUMERO(S) D’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· 34009 354.360–0: 16 pastilles sous plaquette thermoformée(PVC/PVDC/Aluminium).
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DEL’AUTORISATION
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
11. DOSIMETRIE
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Sans objet.
CONDITIONS DE PRESCRIPTION ET DE DELIVRANCE
Liste II.
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