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BELARACONTINU 0,03 mg/2 mg, comprimé pelliculé - résumé des caractéristiques

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Résumé des caractéristiques - BELARACONTINU 0,03 mg/2 mg, comprimé pelliculé

1. DENOMINATION DU MEDICAMENT

BELARACONTINU 0,03 mg/2 mg, comprimé pelliculé

2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE

Comprimés pelliculés roses clair :

Ethinylestradi­ol...........­.............­.............­.............­.............­.............­.............­.............­............0,03 mg

Acétate de chlormadinone­.............­.............­.............­.............­.............­.............­.............­...........2 mg

Pour un comprimé pelliculé rose

Excipient(s) à effet notoire : lactose: 69,5 mg

Comprimés blancs :

Les comprimés blancs ne contiennent pas de substance active.

Excipient(s) à effet notoire : lactose: 97,3 mg

Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.

3. FORME PHARMACEUTIQUE

Comprimé pelliculé.

Les comprimés actifs sont ronds, de couleur rose clair.

Les comprimés placebos sont ronds et blancs.

4. DONNEES CLINIQUES

4.1. Indications thérapeutiques

Contraception hormonale orale.

La décision de prescrire BELARACONTINU doit être prise en tenant compte desfacteurs de risque de la patiente, notamment ses facteurs de risque dethrombo-embolie veineuse (TEV), ainsi que du risque de TEV associé àBELARACONTINU en comparaison aux autres Contraceptifs Hormonaux Combinés (CHC)(voir rubriques 4.3 et 4.4).

4.2. Posologie et mode d'administration

Posologie

Un comprimé actif de couleur rose clair doit être pris chaque jour à peuprès au même moment, (de préférence le soir) pendant 21 jours consécutifs,suivi d'une période de 7 jours durant laquelle les comprimés placebos blancssont pris ; les règles apparaissent dans les 2 à 4 jours suivant la prise dudernier comprimé actif. Après la période ‚placebo‘ de 7 jours, letraitement est poursuivi en entamant le 1er comprimé actif de la plaquettesuivante de BELARACONTINU, que les règles soient ou non terminées.

Mode d'administration

Le 1er comprimé actif doit être sorti de l'alvéole de la plaquetteidentifiée par ‚début‘ et doit être avalé, éventuellement avec un peud'eau. Les comprimés sont pris quotidiennement en suivant le sens desflèches.

Modalités d'instauration du traitement :

Absence de contraception hormonale antérieure (au cours du moisprécédent) :

La prise du premier comprimé actif doit commencer le premier jour du cyclenaturel de la femme, c'est à dire le premier jour des règles.

Si le premier comprimé actif est bien pris le premier jour des règles,l'efficacité contraceptive commence dès le premier jour de prise et estmaintenue pendant les 7 jours de prise des comprimés placebos.

La prise du premier comprimé actif peut également commencer entre le 2èmeet le 5ème jour des règles, que les règles aient cessé ou non. Dans ce cas,une méthode contraceptive mécanique complémentaire est nécessaire pendantles 7 premiers jours.

Au-delà du 5ème jour du cycle, la femme doit attendre les prochainesrègles pour démarrer la contraception sous BELARACONTINU.

Relais d'une autre contraception hormonale :

Relais d'un contraceptif hormonal combiné :

La femme doit prendre BELARACONTINU le premier jour qui suit l'intervalleha­bituel sans comprimé, ou la fin de la prise des comprimés placebo duprécédent contraceptif.

Relais d'un contraceptif par progestatif seul :

Le premier comprimé actif de BELARACONTINU doit être pris le lendemain del'arrêt de la pilule progestative. Durant les 7 premiers jours, une méthodede contraception mécanique complémentaire doit être utilisée.

Relais d'un contraceptif hormonal injectable ou un implant :

L'administration de BELARACONTINU peut commencer le jour du retrait del'implant, ou le jour prévu pour l'injection suivante s'il s'agit d'une formeinjectable.

Cependant, durant les 7 premiers jours, il est recommandé d'utiliser uneméthode de contraception mécanique complémentaire.

Après une interruption de grossesse (fausse couche ou avortement) au coursdu premier trimestre :

Après une interruption de grossesse au cours du premier trimestre, la prisede BELARACONTINU peut commencer immédiatement. Dans ce cas, aucune méthodecontra­ceptive complémentaire n'est nécessaire.

Après une interruption de grossesse au cours du 2ème trimestre degrossesse :

Les femmes qui n'allaitent pas peuvent commencer la contraception entre21 et 28 jours après l'accouchement. Dans ce cas, aucune méthodecontra­ceptive mécanique complémentaire n'est nécessaire.

Si la contraception débute au-delà de 28 jours après l'accouchement, unecontraception mécanique complémentaire pendant les 7 premiers jours estnécessaire.

Si des rapports sexuels ont déjà eu lieu, il convient de s'assurer del'absence d'une grossesse ou d'attendre les premières règles avant decommencer la contraception.

Allaitement (voir rubrique 4.6.) :

BELARACONTINU ne doit pas être pris au cours de l'allaitement.

Après l'arrêt de BELARACONTINU :

Après l'arrêt de BELARACONTINU, le premier cycle peut être allongéd'environ 1 semaine.

Conduite à tenir en cas d'oubli d'un ou de plusieurs comprimés

Si l'oubli d'un comprimé actif est constaté dans les 12 heures, aucuneautre méthode contraceptive n'est nécessaire. La femme doit prendre lecomprimé actif oublié dès qu'elle constate cet oubli et prendre lescomprimés suivants comme d'habitude.

Si l'oubli des comprimés actifs est supérieur à 12 heures, l'efficacitéde la contraception peut être réduite. Vous devez dans ce cas tenir compte des2 règles de base suivantes pour choisir la conduite à tenir:

1/ la prise de comprimés ne doit jamais être interrompue pendant plus de7 jours,

2/ 7 jours de prises ininterrompues sont nécessaires pour obtenir uneinhibition correcte de l'axe hypothalamo-hypophyso-ovarien.

Le dernier comprimé actif oublié devra être pris immédiatement, même sicela implique la prise de 2 comprimés en même temps. Les comprimés actifssuivants devront être pris à l'heure habituelle. Une contraception mécaniquecomplé­mentaire (par exemple, préservatifs) est cependant nécessaire pendantles 7 jours suivants.

Si les comprimés oubliés correspondent à la première semaine du cycle etsi un rapport sexuel a eu lieu dans les 7 jours qui précèdent l'oubli descomprimés (incluant la période placebo), il existe un risque de grossesse. Lerisque de grossesse est d'autant plus élevé que le nombre de comprimésoubliés est important ou que la date de l'oubli est proche de la fin de laplaquette.

S'il reste sur la plaquette moins de 7 comprimés actifs, la plaquettesuivante doit être commencée dès la fin de la prise des comprimés actifs dela plaquette en cours sans prendre les comprimés placebos. Dans ce cas, lesrègles n'apparaîtront probablement que lors du cycle suivant; cependantquelques saignements pourront survenir pendant la prise de comprimés. Si,après la fin de la seconde plaquette, les règles n'apparaissent pas, un testde grossesse doit être effectué.

Les comprimés placebos (comprimés 22 à 28) n'ont pas d'actioncontra­ceptive et doivent être mis de côté. Il est souhaitable de les jeterpour ne pas prolonger la période placebo par mégarde.

Conduite à tenir en cas de vomissement ou de diarrhées

Si des vomissements ou diarrhées se produisent dans les 4 heures quisuivent la prise d'un comprimé actif, il est possible que son absorption nesoit pas complète et que l'effet contraceptif ne soit plus assuré. Dans cecas, se reporter au paragraphe ci-dessus « Conduite à tenir en cas d'oublid'un ou de plusieurs comprimés ». La prise de BELARACONTINU devracontinuer.

Comment retarder les hémorragies de privation ?

Pour retarder l'hémorragie de privation, la femme doit commencer lescomprimés actifs d'une nouvelle plaquette de BELARACONTINU sans prendre lescomprimés placebos. Ce décalage des règles peut être maintenu aussilongtemps que la femme le souhaite jusqu'à la fin de la seconde plaquette.Pendant cette période, des spottings ou des saignements irréguliers peuventsurvenir.

La prise régulière de BELARACONTINU est alors reprise après la période de7 jours sous comprimés placebos.

Pour décaler les hémorragies de privation à un autre jour de la semaine,la femme peut raccourcir l'intervalle libre du nombre de jours qu'elle souhaite.Plus l'intervalle est court, plus le risque d'absence d'hémorragie de privationest important, avec l'éventualité de spottings et de saignementsirré­guliers.

4.3. Contre-indications

Les contraceptifs hormonaux combinés (CHC) ne doivent pas être utilisésdans les situations suivantes.

BELARACONTINU devra être interrompu immédiatement si l'un de ces troublesapparaît au cours de son utilisation :

· Diabète déséquilibré ;

· Hypertension artérielle non contrôlée ou augmentation significative etconstante de la pression (valeurs constamment > 90/140 mm Hg) ;

· Présence ou risque de thrombo-embolie veineuse (TEV) :

o Thrombo-embolie veineuse – présence de TEV (patient traité par desanticoagulants) ou antécédents de TEV (p. ex. thrombose veineuse profonde[TVP] ou embolie pulmonaire [EP]).

o Prédisposition connue, héréditaire ou acquise, à la thrombo-embolieveineuse, telle qu’une résistance à la protéine C activée (PCa) (y comprisune mutation du facteur V de Leiden), un déficit en antithrombine III, undéficit en protéine C, un déficit en protéine S.

o Intervention chirurgicale majeure avec immobilisation prolongée (voirrubrique 4.4).

o Risque élevé de thrombo-embolie veineuse dû à la présence demultiples facteurs de risque (voir rubrique 4.4).

· Présence ou risque de thrombo-embolie artérielle (TEA) :

o Thrombo-embolie artérielle – présence ou antécédents dethrombo-embolie artérielle (p. ex. infarctus du myocarde [IM]) ou de prodromes(p. ex. angine de poitrine).

o Affection cérébrovasculaire – présence ou antécédents d’accidentvas­culaire cérébral (AVC) ou de prodromes (p. ex. accident ischémiquetran­sitoire [AIT]).

o Prédisposition connue, héréditaire ou acquise, à la thrombo-embolieartérielle, telle qu’une hyperhomocysté­inémie ou la présenced’anticorps anti-phospholipides (anticorps anti-cardiolipine, anticoagulantlu­pique).

o Antécédents de migraine avec signes neurologiques focaux.

o Risque élevé de thrombo-embolie artérielle dû à la présence demultiples facteurs de risque (voir rubrique 4.4) ou d’un facteur de risquesévère tel que :

o Diabète avec symptômes vasculaires

o Hypertension artérielle sévère

o Dyslipoproté­inémie sévère

· Hépatite, ictère, anomalies de la fonction hépatique, tant que lestests fonctionnels hépatiques ne se sont pas normalisés ;

· Prurit généralisé, cholestase, en particulier lors d'une précédentegrossesse ou d'un traitement antérieur par œstrogènes ;

· Maladie de Dubin-Johnson, maladie de Rotor, troubles du fluxbiliaire ;

· Tumeurs hépatiques ou antécédents ;

· Douleur épigastrique aiguë, hypertrophie du foie ou symptômesd'hé­morragie intra-abdominale (voir rubrique 4.8) ;

· Première apparition ou réapparition de porphyrie (les trois formes, enparticulier la porphyrie acquise) ;

· Tumeurs malignes hormono-dépendantes connues ou présumées (de l'utérusou des seins) ;

· Troubles graves du métabolisme lipidique ;

· Pancréatite ou antécédent de pancréatite, si associée à unehypertrigly­céridémie sévère ;

· Symptômes primaires de maux de tête migraineux ou apparition plusfréquente de maux de tête exceptionnellement aigus ;

· Troubles sensoriels aigus, notamment troubles de la vue ou del'audition ;

· Troubles moteurs (en particulier, parésie) ;

· Crises d'épilepsie répétées ;

· Dépression sévère ;

· Antécédents d'otospongiose survenue au cours de grossessespré­cédentes ;

· Aménorrhées inexpliquées ;

· Hyperplasie endométriale ;

· Saignements vaginaux d'origine inconnue ;

· Hypersensibilité à l'un des composants actifs ou des excipientsmen­tionnés à la rubrique 6.1.

L'existence d'un ou de plusieurs facteurs de risque de thrombose veineuse ouartérielle constitue une contre-indication (voir rubrique 4.4).

L'association de BELARACONTINU avec d'autres médicaments contenantombi­tasvir/parita­previr/ ritonavir et dasabuvir ou des médicaments contenantgleca­previr/pribren­tasvir est contre-indiquée (voir rubriques4.4 et 4­.5).

4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi

Mises en garde spéciales

Le tabagisme augmente le risque d'effets secondaires cardio-vasculairessévères au cours de la contraception hormonale combinée (CHC). Le risqueaugmente avec l'âge et la consommation de tabac de façon plus prononcée chezles femmes âgées de plus de 35 ans. Chez ces dernières, une autre méthodecontra­ceptive est recommandée.

L'utilisation de CHC est associée à une augmentation du risque de survenuede maladies graves telles que infarctus du myocarde, maladiesthrombo-emboliques, AVC ou néoplasies hépatiques. D'autres facteurs de risquestels que l'hypertension, l'hyperlipidémie, l'obésité, le diabète augmententles risques de morbidité et de mortalité.

Si la patiente présente l’un des troubles ou l’un des facteurs de risquementionnés ci-dessous, la pertinence du traitement par BELARACONTINU doit êtrediscutée avec elle.

En cas d’aggravation ou de survenue de l’un de ces troubles ou facteursde risque, la nécessité d’interrompre l’utilisation de BELARACONTINU doitêtre discutée entre le médecin et la patiente.

Maladies thrombo-emboliques et autres maladies vasculaires :

Les études épidémiologiques ont établi un lien entre l'utilisation d'uncontraceptif hormonal combiné et un risque accru de maladies thromboemboli­quesveineuse ou artérielle (infarctus du myocarde, apoplexie, thromboses veineusesprofondes, embolie pulmonaire). Ces évènements demeurent rares. De façonextrêmement rare, des cas de thrombose ont été signalés chez desutilisatrices de CHC dans d’autres vaisseaux sanguins, p. ex. les veines etartères hépatiques, mésentériques, rénales ou rétiniennes.

Risque de thrombo-embolie veineuse (TEV)

Le risque de TEV est augmenté chez les femmes qui utilisent un contraceptifhor­monal combiné (CHC) en comparaison aux femmes qui n’en utilisent pas. LesCHC contenant du lévonorgestrel, du norgestimate ou de la noréthistérone sontassociés au risque de TEV le plus faible. On ne connait pas encore le niveau derisque de TEV de BELARACONTINU par rapport à celui des CHC associés au risquele plus faible. La décision d’utiliser tout autre CHC que ceux associés aurisque de TEV le plus faible doit être prise uniquement après concertationavec la patiente afin de s’assurer qu’elle comprend le risque de TEVassocié aux CHC, l’influence de ses facteurs de risque actuels sur ce risqueet le fait que le risque de TEV est maximal pendant la première annéed’utilisation. Certaines données indiquent également une augmentation durisque lors de la reprise d’un CHC après une interruption de 4 semainesou plus.

Parmi les femmes qui n’utilisent pas de CHC et qui ne sont pas enceintes,environ 2 sur 10 000 dévelop­peront une TEV sur une période d’un an.Cependant, chez une femme donnée, le risque peut être considérablement plusélevé, selon les facteurs de risque qu’elle présente (voir ci-dessous).

Les études épidémiologiques concernant les femmes qui utilisent descontraceptifs oraux combinés faiblement dosés (< 50 μgd’éthiny­lestradiol) ont montré que, sur 10 000 femmes, environ 6 à12 développeront une TEV sur une période d’un an.

On estime que sur 10 000 femmes qui utilisent un CHC contenant dulévonorgestrel, environ 6 1 développeront une TEV sur une périoded’un an.

On ignore encore à quel niveau se situe le risque associé aux CHC contenantde la chlormadinone par rapport au risque associé aux CHC contenant dulévonorgestrel.

Le nombre de TEV par année associé aux CHC faiblement dosés (< 50 µgd’éthiny­lestradiol) est inférieur à celui attendu pendant la grossesse ouen période post-partum.

La TEV peut être fatale dans 1 à 2 % des cas.

Facteurs de risque de TEV

Le risque de complications thrombo-emboliques veineuses chez lesutilisatrices de CHC peut être considérablement accru si d’autres facteursde risque sont présents, en particulier si ceux-ci sont multiples (voir letableau ci-dessous).

BELARACONTINU est contre-indiqué chez les femmes présentant de multiplesfacteurs de risque, ceux-ci les exposant à un risque élevé de thromboseveineuse (voir rubrique 4.3). Lorsqu’une femme présente plus d’un facteurde risque, il est possible que l’augmentation du risque soit supérieure à lasomme des risques associés à chaque facteur pris individuellement – dans cecas, le risque global de TEV doit être pris en compte. Si le rapportbénéfi­ce/risque est jugé défavorable, le CHC ne doit pas être prescrit(voir rubrique 4.3).

1.Point central de l’intervalle de 5–7 pour 10 000 années-femmes surla base d’un risque relatif, pour les CHC contenant du lévonorgestrel parrapport à la non-utilisation d’un CHC, d’environ 2,3 à 3,6

Tableau : Facteurs de risque de TEV

Facteur de risque

Commentaire

Obésité (indice de masse corporelle supérieur à 30 kg/m²)

L’élévation de l’IMC augmente considérablement le risque.

Ceci est particulièrement important à prendre en compte si d’autresfacteurs de risque sont présents.

Immobilisation prolongée, intervention chirurgicale majeure, touteintervention chirurgicale sur les jambes ou le bassin, neurochirurgie outraumatisme ma­jeur

Remarque : l’immobilisation temporaire, y compris les trajets aériens >4 heures, peut également constituer un facteur de risque de TEV, enparticulier chez les femmes présentant d’autres facteurs de risque

Dans ces situations, il est conseillé de suspendre l’utilisation dudispositif transdermique/de la pilule/de l’anneau (au moins quatre semaines àl’avance en cas de chirurgie programmée) et de ne reprendre le CHC que deuxsemaines au moins après la complète remobilisation. Une autre méthode decontraception doit être utilisée afin d’éviter une grossesse nondésirée.

Un traitement anti-thrombotique devra être envisagé si BELARACONTINU n’apas été interrompu à l’avance.

Antécédents familiaux (thrombo-embolie veineuse survenue dans la fratrie ouchez un parent, en particulier à un âge relativement jeune, c.-à-d. avant50 ans)

En cas de prédisposition héréditaire suspectée, la femme devra êtreadressée à un spécialiste pour avis avant toute décision concernantl’u­tilisation de CHC

Autres affections médicales associées à la TEV

Cancer, lupus érythémateux disséminé, syndrome hémolytique et urémique,maladies inflammatoires chroniques intestinales (maladie de Crohn ou rectocolitehé­morragique) et drépanocytose

Âge

En particulier au-delà de 35 ans

Il n’existe aucun consensus quant au rôle éventuel joué par les variceset les thrombophlébites superficielles dans l’apparition ou la progressiond’une thrombose veineuse.

L’augmentation du risque de thrombo-embolie pendant la grossesse, et enparticulier pendant les 6 semaines de la période puerpérale, doit être priseen compte (pour des informations concernant « Grossesse et allaitement », voirrubrique 4.6).

Symptômes de TEV (thrombose veineuse profonde et embolie pulmonaire)

Les femmes doivent être informées qu’en cas d’apparition de cessymptômes, elles doivent consulter un médecin en urgence et lui indiquerqu’elles utilisent un CHC.

Les symptômes de la thrombose veineuse profonde (TVP) peuvent inclure :

· gonflement unilatéral d’une jambe et/ou d’un pied ou le long d’uneveine de la jambe ;

· douleur ou sensibilité dans une jambe, pouvant n’être ressentiequ’en position debout ou lors de la marche ;

· sensation de chaleur, rougeur ou changement de la coloration cutanée dela jambe affectée.

Les symptômes de l’embolie pulmonaire (EP) peuvent inclure :

· apparition soudaine et inexpliquée d’un essoufflement ou d’uneaccélération de la respiration ;

· toux soudaine, pouvant être associée à une hémoptysie ;

· douleur thoracique aiguë ;

· étourdissements ou sensations vertigineuses sévères ;

· battements cardiaques rapides ou irréguliers.

Certains de ces symptômes (p. ex. « essoufflement », « toux ») ne sontpas spécifiques et peuvent être interprétés à tort comme des signesd’événements plus fréquents ou moins sévères (infections respiratoires,p­. ex.).

Les autres signes d’une occlusion vasculaire peuvent inclure : douleursoudaine, gonflement et coloration légèrement bleutée d’uneextrémité.

Si l’occlusion se produit dans l’œil, les symptômes peuvent débutersous la forme d’une vision trouble indolore pouvant évoluer vers une perte dela vision. Dans certains cas, la perte de la vision peut survenir presqueimmédi­atement.

Risque de thrombo-embolie artérielle (TEA)

Des études épidémiologiques ont montré une association entrel’utilisation de CHC et l’augmentation du risque de thrombo-embolieartérielle (infarctus du myocarde) ou d’accident cérébrovasculaire (p. ex.accident ischémique transitoire, AVC). Les événements thrombo-emboliquesartériels peuvent être fatals.

Facteurs de risque de TEA

Le risque de complications thrombo-emboliques artérielles ou d’accidentcéré­brovasculaire chez les utilisatrices de CHC augmente avec la présence defacteurs de risque (voir le tableau). BELARACONTINU est contre-indiqué chez lesfemmes présentant un facteur de risque sévère ou de multiples facteurs derisque de TEA qui les exposent à un risque élevé de thrombose artérielle(voir rubrique 4.3). Lorsqu’une femme présente plus d’un facteur de risque,il est possible que l’augmentation du risque soit supérieure à la somme desrisques associés à chaque facteur pris individuellement – dans ce cas, lerisque global doit être pris en compte. Si le rapport bénéfice/risque estjugé défavorable, le CHC ne doit pas être prescrit (voir rubrique 4.3).

Tableau : Facteurs de risque de TEA

Facteur de risque

Commentaire

Augmentation de l’âge

En particulier au-delà de 35 ans

Tabagisme

Il doit être conseillé aux femmes de ne pas fumer si elles souhaitentutiliser un CHC. Il doit être fortement conseillé aux femmes de plus de35 ans qui continuent de fumer d’utiliser une méthode de contraception­différente.

Hypertension artérielle

Obésité (indice de masse corporelle supérieur à 30 kg/m2)

L’élévation de l’IMC augmente considérablement le risque.

Ceci est particulièrement important à prendre en compte chez les femmesprésentant d’autres facteurs de risque.

Antécédents familiaux (thrombo-embolie artérielle survenue dans la fratrieou chez un parent, en particulier à un âge relativement jeune, c.-à-d. avant50 ans)

En cas de prédisposition héréditaire suspectée, la femme devra êtreadressée à un spécialiste pour avis avant toute décision concernantl’u­tilisation de CHC.

Migraine

L’accroissement de la fréquence ou de la sévérité des migraines lors del’utilisation d’un CHC (qui peut être le prodrome d’un événementcéré­brovasculaire) peut constituer un motif d’arrêt immédiat du CHC.

Autres affections médicales associées à des événements indésirablesvas­culaires

Diabète, hyperhomocysté­inémie, valvulopathie cardiaque et fibrillationau­riculaire, dyslipoprotéinémie et lupus érythémateux disséminé

Symptômes de TEA

Les femmes doivent être informées qu’en cas d’apparition de cessymptômes, elles doivent consulter un médecin en urgence et lui indiquerqu’elles utilisent un CHC.

Les symptômes d’un accident cérébrovasculaire peuvent inclure :

· apparition soudaine d’un engourdissement ou d’une faiblesse du visage,d’un bras ou d’une jambe, en particulier d’un côté du corps ;

· apparition soudaine de difficultés à marcher, de sensationsver­tigineuses, d’une perte d’équilibre ou de coordination ;

· apparition soudaine d’une confusion, de difficultés à parler ou àcomprendre ;

· apparition soudaine de difficultés à voir d’un œil ou des deuxyeux ;

· céphalée soudaine, sévère ou prolongée, sans cause connue ;

· perte de conscience ou évanouissement avec ou sans crise convulsive.

Des symptômes temporaires suggèrent qu’il s’agit d’un accidentischémique transitoire (AIT).

Les symptômes de l’infarctus du myocarde (IM) peuvent inclure :

· douleur, gêne, pression, lourdeur, sensation d’oppression oud’encombrement dans la poitrine, le bras ou sous le sternum ;

· sensation de gêne irradiant vers le dos, la mâchoire, la gorge, le bras,l’estomac ;

· sensation d’encombrement, d’indigestion ou de suffocation ;

· transpiration, nausées, vomissements ou sensations vertigineuses ;

· faiblesse, anxiété ou essoufflement extrêmes ;

· battements cardiaques rapides ou irréguliers.

Les utilisatrices de CHC doivent consulter leur médecin dès les premierssignes de thromboses. BELARACONTINU doit être arrêté sur suspicion ouconfirmation de thrombose.

Tumeurs

Certaines études épidémiologiques ont rapporté une augmentation del'incidence du cancer du col de l'utérus chez les utilisatrices de CHC à longterme (plus particulièrement en cas d'infections par le papillomavirus HumainHPV). Cependant, il n'existe aucun consensus quant à l'influence d'autresfacteurs, tels que le comportement sexuel ou l'utilisation de méthodescontra­ceptives mécaniques (voir Examen médical).

Une méta-analyse de 54 études épidémiologiques a rapporté qu'il existeune légère augmentation du risque relatif de cancer du sein chez les femmessous CHC (RR = 1,24). Cette majoration du risque disparaît progressivement aucours des 10 ans qui suivent l'arrêt des CHC. Ces études ne donnent aucuneinformation quant à la cause. Le cancer du sein étant rare chez les femmes demoins de 40 ans, le nombre plus élevé de diagnostic de cancers du sein chezles utilisatrices habituelles ou nouvelles utilisatrices est faible par rapportau risque global de cancer du sein.

Dans de rares cas, des tumeurs hépatiques bénignes, et encore plus rarementmalignes, ont été rapportées chez des femmes sous contraceptifs oraux. Dansde rares cas isolés, ces tumeurs ont conduit à une hémorragieintra-abdominale pouvant compromettre le pronostic vital. En cas de douleursabdominales sévères accompagnées d'hépatomégalie ou de signesd'hémorragies intra abdominales, une tumeur hépatique doit être suspectée etle traitement par BELARACONTINU doit être arrêté.

Autres pathologies

Trouble psychiatrique

L'état dépressif et la dépression sont des effets indésirables bienconnus liés à l'utilisation de contraceptif hormonal (voir rubrique 4.8). Ladépression peut être grave et constitue un facteur de risque bien connu decomportement suicidaire et de suicide. Il convient de conseiller aux femmes decontacter leur médecin en cas de changement d'humeur et de symptômesdépres­sifs, y compris peu de temps après le début du traitement.

Bien qu'une légère augmentation de la pression artérielle ait étérapportée chez de nombreuses femmes sous contraception hormonale, lesélévations cliniquement significatives sont rares. Aucune relationsysté­matique n'a été établie entre l'utilisation de CHC et une hypertensionar­térielle clinique. Si, au cours d'une CHC, chez une femme présentant unehypertension artérielle, les valeurs tensionnelles restent constammentélevées de façon significative, le traitement par BELARACONTINU devra êtreinterrompu et un traitement de l'hypertension artérielle sera instauré. Lareprise de BELARACONTINU pourra être envisagée après normalisation desvaleurs tensionnelles sous anti-hypertenseur.

Une récidive d'herpès gestationnel peut survenir au cours d'une CHC.

Le risque de pancréatite augmente chez les femmes sous CHC ayant desantécédents d'hyperlipidémies. Des altérations aiguës ou chroniques du foienécessitent l'arrêt de prise de la CHC jusqu'au retour à la normale desparamètres biologiques hépatiques. La récurrence d'un ictère cholostatique­précédemment apparu au cours d'une première grossesse ou sous hormonessexuelles impose l'arrêt de la prise de CHC.

L'administration de CHC peut exercer un effet sur la résistancepérip­hérique à l'insuline et la tolérance au glucose. Par conséquent, lesfemmes diabétiques doivent être attentivement surveillées, en particulierlors de l'instauration d'une contraception hormonale.

Un chloasma peut parfois se produire, en particulier chez les femmes ayantdes antécédents de chloasma gravidique. Les femmes ayant une prédispositionau chloasma doivent éviter de s'exposer au soleil ou aux ultra-violetslorsqu'elles prennent une contraception hormonale.

Précautions d'emploi

L'administration d'estrogènes ou d'associations estrogène/pro­gestatifspeut avoir des effets négatifs sur certaines maladies. Une surveillancemé­dicale est nécessaire dans les situations pathologiques suivantes:

· épilepsie ;

· sclérose en plaques ;

· tétanie ;

· migraine (voir rubrique 4.3.) ;

· asthme ;

· insuffisance cardiaque ou rénale ;

· chorée mineure ;

· diabète sucré (voir rubrique 4.3.) ;

· troubles hépatiques (voir rubrique 4.3.) ;

· dyslipoprotéinémie (voir rubrique 4.3.) ;

· maladies auto-immune (notamment, lupus érythémateux disséminé) ;

· obésité ;

· hypertension artérielle (voir rubrique 4.3.) ;

· endométriose ;

· varices ;

· phlébite (voir rubrique 4.3.) ;

· troubles de la coagulation (voir rubrique 4.3.) ;

· mastopathie ;

· myome utérin ;

· herpès gestationnel ;

· dépression ;

· maladie inflammatoire chronique intestinale (maladie de Crohn, coliteulcérative, voir rubrique 4.8).

Consultation/examen médical

Avant l’instauration ou la reprise d’un traitement par BELARACONTINU, unerecherche complète des antécédents médicaux (y compris les antécédentsfa­miliaux) doit être effectuée et la présence d’une grossesse doit êtreexclue. La pression artérielle doit être mesurée et un examen physique doitêtre réalisé, en ayant à l’esprit les contre-indications (voir rubrique4.3) et les mises en garde (voir rubrique 4.4).

Il est important d’attirer l’attention des patientes sur les informationsre­latives à la thrombose veineuse et artérielle, y compris le risque associéà BELARACONTINU comparé à celui associé aux autres CHC, les symptômes de laTEV et de la TEA, les facteurs de risque connus et la conduite à tenir en casde suspicion de thrombose.

Il doit également être indiqué aux patientes de lire attentivement lanotice et de suivre les conseils fournis. La fréquence et la nature des examensdoivent être définies sur la base des recommandations en vigueur et adaptéesà chaque patiente.

Les patientes doivent être averties que les contraceptifs hormonaux neprotègent pas contre l’infection par le VIH (SIDA) et les autres maladiessexue­llement transmissibles.

Diminution de l'efficacité

L'efficacité contraceptive peut être diminuée en cas d'oubli d'uncomprimé actif (voir rubrique ‚Conduite à tenir en cas d'oubli d'un ou deplusieurs comprimés‘), de vomissements, de troubles intestinaux y comprisdiarrhées (voir rubrique 4.2), de prise concomitante de certains médicaments(voir rubrique 4.5) ou, très rarement, de troubles métaboliques.

Altération du contrôle du cycle

Saignements irréguliers (spottings)

Tous les contraceptifs hormonaux peuvent entrainer des saignementsirré­guliers (métrorragies/ spottings) en particulier au cours des premiersmois. Les saignements irréguliers ne sont donc significatifs qu'après uncertain temps d'adaptation, d'environ 3 cycles.

Si pendant la prise de BELARACONTINU, les saignements irréguliers persistentou se produisent après des cycles jusque là réguliers, des examenssupplé­mentaires appropriés devront être pratiqués afin d'exclure unegrossesse ou un dysfonctionnement organique. Une fois exclus, la prise deBELARACONTINU pourra alors être poursuivie ou un switch pourra se faire vers unautre produit.

L'hémorragie inter-menstruelle peut être un signe d'une baisse del'efficacité contraceptive (voir les rubriques 4.2 „Conduite à tenir en casd'oubli d'un ou de plusieurs comprimés“, „Conduite à tenir en cas devomissements ou de diarrhées“ et voir rubrique 4.5).

Absence de saignements de privation

Après 21 jours de prise des comprimés actifs, les hémorragies deprivation surviennent normalement pendant la période sous placebo. Trèsrarement et en particulier pendant les premiers mois, les hémorragies deprivation peuvent ne pas survenir au cours de cette période. Cependant celan'entraîne pas de diminution de l'effet contraceptif. Si la prise de CHC aété suivie correctement, sans oubli de comprimé, sans prolongation de lapériode sous placebo, sans traitement concomitant, sans vomissement nidiarrhée, la conception est peu probable et BELARACONTINU peut être continué.Cependant, si la prise de BELARACONTINU n'a pas été suivie correctement avantl'absence de la première hémorragie de privation ou si deux hémorragies deprivations successives ne se produisent pas, il convient d'éliminer unegrossesse avant de poursuivre la prise de CHC.

Les produits à base de millepertuis (hypericum perforatum) ne doivent pasêtre administrés pendant la prise de BELARACONTINU (voir rubrique 4.5).

Augmentation des ALAT (Alanine-Amino-Transférase).

Lors d'études cliniques menées chez des patients traités pour uneinfection par le virus de l'hépatite C (VHC) et recevant des médicamentscon­tenant ombitasvir/pa­ritaprevir/ri­tonavir et dasabuvir, avec ou sansribavirine, il a été observé des augmentations de transaminase (ALAT)supérieures à 5 fois la limite supérieure de la normale (LSN),signifi­cativement plus fréquentes chez les femmes utilisant des médicamentscon­tenant de l'éthinylestradiol, tel que les contraceptifs hormonaux combinés(CHC). De plus, chez des patients traités par le glecaprevir/pi­brentasvir,des augmentations des ALAT ont été observées chez les femmes utilisant desmédicaments contenant de l'éthinylestradiol tels que les CHC (voir lesrubriques 4.3 et 4.5).

Excipients

Ce médicament contient du lactose (lactose monohydraté). Les patientsprésentant une intolérance au galactose, un déficit total en lactase ou unsyndrome de malabsorption du glucose ou du galactose (maladies héréditairesrares) ne doivent pas prendre ce médicament.

4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formesd'interactions

Note : l’information relative à la prescription de médicaments associésdoit être consultée pour identifier les interactions potentielles.

Interactions pharmacodynamiques

La prise concomitante de médicaments contenantombi­tasvir/parita­previr/ritona­vir et dasabuvir, avec ou sans ribavirine, ouglecaprevir/pri­bentasvir peut augmenter le risque d'élévation de l'ALAT(voir les sections 4.3 et 4.4).

Par conséquent, les femmes prenant BELARACONTINU doivent passer à une autreméthode de contraception (par exemple, une contraception uniquementpro­gestative ou une contraception non hormonale) avant de commencer untraitement avec cette association de médicaments. BELARACONTINU peut êtrerepris 2 semaines après la fin du traitement avec cette association demédicaments.

Interactions pharmacocinétiques

Effets d'autres médicaments sur BELARACONTINU

Des interactions peuvent se produire avec les médicaments inducteurs desenzymes microsomales avec pour conséquence une augmentation de la clairance deshormones sexuelles qui peut conduire à une hémorragie de privation et/ou unéchec de la contraception o­rale.

Prise en compte de l'effet inducteur enzymatique

L'induction enzymatique peut déjà être observée après quelques jours detraitement. L'induction enzymatique maximale est généralement atteinte enquelques semaines. Après l'arrêt de la prise du médicament inducteurenzy­matique, l'induction enzymatique peut être maintenue pendant environ4 semaines.

Traitements de courte durée

Les femmes prenant un médicament inducteur enzymatique doivent utilisertempo­rairement une contraception mécanique ou autre contraception­supplémentaire en plus du COC. La contraception mécanique doit être utiliséependant toute la durée du traitement et pendant 28 jours après l'arrêt dutraitement.

Si la prise du médicament se poursuit au-delà du dernier comprimé actifrose contenus dans une plaquette de COC, il conviendra de ne pas prendre lescomprimés placebos blancs et de commencer la plaquette suivanteimmédi­atement.

Traitement de longue durée

Il est recommandé aux femmes qui prennent un médicament inducteurenzy­matique pendant une période longue de choisir une autre méthode fiable decontraception non hormonale.

Les interactions suivantes ont été rapportées dans la littérature

Substances augmentant la clairance des COC (diminution de l’efficacitédes COC par induction enzymatique), ex. :

Les barbituriques, le bosentan, la carbamazépine, la barbexaclone, laphenytoïne, la primidone, le modafinil, la rifampicine, la rifabutine, lesmédicaments utilisés pour traiter les infections par le VIH le ritonavir, lanévirapine et l'éfavirenz et aussi de façon possible le felbamate, lagriséofulvine, l’oxcarbazépine, le topiramate, et les préparationscon­tenant du millepertuis (Hypericum perforatum).

Médicaments/sub­stances actives qui peuvent réduire les concentration­ssériques d'éthinylestradiol en augmentant la motilité gastro-intestinale ouen altérant l'absorption :

Le métoclopramide, le charbon actif.

Substances ayant des effets variables sur la clairance des COC :

La prise concomitante de COC en association avec des inhibiteurs de laprotéase du VIH et des inhibiteurs non nucléosidiques de la transcriptase­inverse, dont les inhibiteurs du VHC peut augmenter ou diminuer lesconcentrations plasmatiques de l’estrogène ou des progestatifs. L'effet deces changements peut avoir une incidence clinique dans certains cas.

Par conséquent, une attention particulière devra être portée auxco-prescriptions de médicaments utilisés pour traiter les infections parVIH/VHC afin d'identifier les interactions potentielles et de faire lesrecommandations nécessaires. En cas de doute, une méthode contraceptive­mécanique supplémentaire doit être utilisé par les femmes qui suivent unethérapie composée d'inhibiteur de protéase ou d'inhibiteur non nucléosidiquede la transcriptase inverse.

Les substances suivantes peuvent augmenter les concentrations sériquesd'éthi­nylestradiol :

· les substances inhibant la sulfatation de l'éthinylestradiol au niveauintestinal (par ex. acide ascorbique ou paracétamol) ;

· atorvastatine (augmentation de 20% de l'aire sous la courbe (ASC) del'éthinyles­tradiol) ;

· les substances inhibitrices enzymatiques hépatiques telles que lesantimycosiques imidazolés (par ex. fluconazole), indinavir,tro­léandomycine.

Effets de BELARACONTINU sur d'autres médicaments

Les contraceptifs oraux peuvent affecter le métabolisme de certaines autressubstances actives. Ainsi, les concentrations tissulaires ou plasmatiquespeuvent soit augmenter soit diminuer.

· par inhibition enzymatique hépatique entraînant une augmentation desconcentrations sériques tel que diazépam (et autres benzodiazépines­métabolisées par hydroxylation), ciclosporine, théophylline,pred­nisolone ;

· par induction enzymatique hépatique (glucuroconju­gaison) entraînantune diminution des concentrations sériques : lamotrigine, clofibrate,pa­racétamol, morphine et lorazépam.

Le besoin en insuline ou en anti-diabétique oral peut être modifié enraison des effets sur les niveaux de quantité de glucose tolérée (voirrubrique 4.4).

Ceci peut s'appliquer aux médicaments pris récemment.

Le Résumé des Caractéristiques du Produit du médicament prescrit devraêtre contrôlé en vue des interactions éventuelles avec BELARACONTINU.

Tests biologiques:

L'utilisation de contraceptifs stéroïdiens peut modifier les résultats decertains examens biologiques tels que : les tests fonctionnels hépatiques,thy­roïdiens, surrénaliens et rénaux, le taux plasmatique des protéines(por­teuses) comme la corticosteroid-binding globulin (CBG) et des fractionslipi­diques/lipopro­téiniques, les paramètres du métabolisme glucidique, lesparamètres de la coagulation et de la fibrinolyse. Les modifications restent engénéral dans les limites de la normale.

4.6. Fertilité, grossesse et allaitement

Grossesse

BELARACONTINU n'est pas indiqué au cours de la grossesse. Toute grossessepoten­tielle doit être écartée avant le début de l'administration dumédicament. Si une grossesse survient au cours de la prise de BELARACONTINU, letraitement doit être immédiatement interrompu. De nombreuses étudesépidémi­ologiques n'ont montré aucune preuve clinique d'effets tératogènesou de toxicité fœtale lors de la prise accidentelle d'œstrogènes pendant lagrossesse en association avec d'autres progestatifs dans des doses similaires àcelles présentes dans BELARACONTINU. Bien que les expériences sur les animauxaient identifié une toxicité reproductive (voir rubrique 5.3), les donnéescliniques sur plus de 330 femmes enceintes exposées à l'acétate dechlormadinone n'ont identifié aucun effet embryotoxique.

L’augmentation du risque de TEV en période post-partum doit être prise encompte lors de la reprise de BELARACONTINU (voir rubriques 4.2 et 4.4).

Allaitement

L'allaitement peut être affecté par les œstrogènes, ces derniers pouvantinfluer sur la quantité et la composition du lait maternel. De petitesquantités de stéroïdes contraceptifs et/ou de leurs métabolites peuventêtre excrétées dans le lait maternel et affecter l'enfant. Par conséquent,BE­LARACONTINU ne doit pas être utilisé pendant l'allaitement.

4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser desmachines

Il n'a pas été observé d'effet sur l'aptitude à conduire ou à utiliserdes machines.

4.8. Effets indésirables

a/ Les effets indésirables les plus fréquemment observés au cours desétudes cliniques (> 20%) sont : saignements irréguliers au cours du cycle,spottings, céphalées et douleurs mammaires. Les saignements irréguliersdi­minuent habituellement avec la durée de la prise de BELARACONTINU.

b/ Les effets indésirables suivants ont été rapportés au cours del'utilisation de BELARACONTINU dans une étude clinique chez 1629 femmes.

Fréquence des effets secondaires / classification système-organes

(MedDRA 17.1)

Très fréquent (≥ 1/10)

Fréquent (≥ 1/100, à < 1/10)

Peu fréquent (≥ 1/1 000, à < 1/100)

Rare (≥ 1/10 000, à < 1/1 000)

Très rare (< 1/10 000)

Infections et infestations

Candidoses vaginale

Vulvovaginite

Tumeurs bénignes, malignes et non précisées (incl kystes et polypes)

Adénofibrome du sein

Affections du système immunitaire

Hypersensibilité médicamenteuse y compris réactions allergiquescutanées

Troubles du métabolisme et de la nutrition

Dyslipidémie incluant hypertriglycé­ridémie

Augmentation de l'appétit

Affections psychiatriques

Etat dépressif, nervosité, irritabilité,

Diminution de la libido

Affections du système nerveux

Vertige, migraine (avec ou sans aggravation)

Affections oculaires

Troubles visuels

Conjonctivite, intolérance aux lentilles de contact.

Affections auditives et du labyrinthe

Perte brutale de l'audition, acouphènes.

Affections vasculaires

Hypertension, hypotension, collapsus circulatoire, varices, thrombo-embolieveineuse (TEV) ou artérielle (TEA)<em></em>

Affections gastro-intestinales

Nausées

Vomissements

Douleur abdominale, ballonnements et diarrhées.

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

Acné

Troubles de la pigmentation anormale, chloasma, alopécie, sécheressecutanée, hyperhydrose.

Urticaire, eczéma, érythème, prurit, aggravation de psoriasis,hyper­trichose

Erythème noueux

Affections musculo-squelettiques et du tissu conjonctif

Sensation de lourdeur

Douleur dorsale, troubles musculaires

Affections des organes de reproduction et du sein

Ecoulement vaginal, dysménorrhée, aménorrhée,

Douleurs abdominales

basses

Galactorrhée,

Hypertrophie mammaire, ménorragie, syndrome prémenstruel

Troubles généraux et du site d'administration

Fatigue, œdème, prise de poids

Investigations

Augmentation de la pression artérielle

voir paragraphe « Description d’effets indésirablessé­lectionnés »

Des effets indésirables suivants ont aussi été rapportés associés auxsubstances actives éthinylestradiol et acétate de chlormadinone dansl’utilisation post marketing : asthénie et réactions allergiques, y comprisœdème de Quincke.

« Description d’effets indésirables sélectionnés »

Les effets indésirables suivants ont aussi été rapportés chez des femmesutilisant des contraceptifs hormonaux combinés (CHC) contenant 0,03 mgd'éthi­nylestradiol et 2 mg d'acétate de chlormadinone:

· une augmentation du risque d'événement thrombotique et thrombo-emboliqueartériel et veineux, incluant l’infarctus du myocarde, l’AVC, les accidentsisché­miques transitoires, la thrombose veineuse et l’embolie pulmonaire, aété observée chez les femmes utilisant des CHC ; ceci est abordé plus endétails en rubrique 4.4 ;

· une augmentation du risque de troubles de la voie biliaire principale aété rapportés dans plusieurs études lors de l'utilisation de CHC au longcours ;

· de rares cas de tumeurs hépatiques bénignes, et très rarement,malignes, ont été rapportés lors de l'utilisation de contraceptifs hormonauxet dans des cas isolés une hémorragie intra-abdominale menaçant le pronosticvital a été observée (voir rubrique 4.4) ;

· aggravation de maladie inflammatoire chronique intestinale (maladie deCrohn, colite ulcérative (voir rubrique 4.4).

Pour les autres effets secondaires tels que cancer du col de l'utérus ou dusein, voir rubrique 4.4.

Interactions

Des interactions entre les contraceptifs oraux et d’autres médicaments(in­ducteurs enzymatiques) peuvent entraîner des métrorragies et/ou un échecde la contraception (voir rubrique 4.5).

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation dumédicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapportbénéfi­ce/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent touteffet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agencenationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) etréseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance – Site internet : <ahref=„http://­www.signalement-sante.gouv.fr“>www­.signalement-sante.gouv.fr

4.9. Surdosage

Aucune information sur les effets indésirables graves n'a été rapportéeen cas de surdosage. Les symptômes suivants sont susceptibles d'apparaître:nau­sées, vomissements et, chez les jeunes filles, petits saignements vaginaux.Il n'existe pas d'antidote et le traitement doit être symptomatique. Unmonitoring des électrolytes et des paramètres hépatiques peut êtrenécessaire dans de rares cas.

5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES

5.1. Propriétés pharmacodynami­ques

Classe pharmacothéra­peutique : Hormones sexuelles et modulateurs de lafonction génitale ; Progestatifs et estrogènes, associations fixes, code ATC:G03AA15.

La prise continue des comprimés actifs de BELARACONTINU sur 21 joursprovoque la suppression de la sécrétion hypophysaire de FSH et de LH et doncune suppression de l'ovulation. L'endomètre prolifère et est à l'origine dela transformation sécrétoire. De même, la consistance de la glaire cervicalechange, ce qui réduit la migration du sperme dans le canal cervical et modifiela motilité du sperme.

La dose journalière minimale d'acétate de chlormadinone nécessaire pourune suppression complète de l'ovulation est de 1,7 mg, celle pour unetransformation complète de l'endomètre est de 25 mg par cycle.

L'acétate de chlormadinone est un progestatif de synthèse anti-androgène.Son effet est basé sur sa capacité à déplacer les androgènes de leursrécepteurs.

Efficacité clinique

Lors de l'administration de BELARACONTINU dans les essais cliniqueseffectués sur 1 655 femmes et sur une durée allant jusqu'à 2 ans (soit22 000 cycles menstruels), 12 grossesses ont été observées. Parmi cesgrossesses, 7 sont dues à des erreurs d'administration ou des maladiesassociées entraînant nausées et vomissements, ou des prises de médicamentscon­comitants connus pour réduire l'effet contraceptif.

Type d'utilisation

Nombre de grossesses

Indice de Pearl

Intervalle de confiance à 95 %

Utilisation type

12

0,698

[0,389; 1,183]

Utilisation parfaite

5

0,291

[0,115; 0,650]

5.2. Propriétés pharmacocinéti­ques

Acétate de chlormadinone (ACM)

Absorption

Après administration orale, l'acétate de chlormadinone est rapidement etpresque totalement absorbé. Sa biodisponibilité est élevée car non soumis àl'effet de premier passage hépatique. La concentration plasmatique maximale estatteinte au bout de 1 à 2 heures.

Distribution

La fraction de l'ACM liée aux protéines plasmatiques humaines,prin­cipalement l'albumine, représente plus de 95 %. L'ACM n'a pas d'affinitéde liaison avec la SHBG ou la CGB. L'ACM est principalement stocké dans lestissus adipeux.

Biotransformation

Après réactions de réduction, d'oxydation, de conjugaison (par leglucuronide et le sulfate), l'acétate de chlormadinone est métabolisé enplusieurs métabolites. Les principaux métabolites chez l'Homme sont le 3α-etle 3β-hydroxy-ACM dont les demi-vies ne sont pas sensiblement différentes decelles de l'ACM non métabolisé. Les métabolites 3α- et 3β-hydroxyprésentent une activité anti-androgène similaire à celle de la moléculemère. Dans l'urine, les métabolites se trouvent principalement sous formeconjuguée. Après clivage enzymatique, les autres métabolites sont le2α-hydroxy-ACM et les métabolites dihydroxy et 3-hydroxy.

Elimination

La demi-vie moyenne d'élimination plasmatique est d'environ 34 heures(après dose unique) et d'environ 36 à 39 heures (après doses multiples).L'ACM et ses métabolites sont excrétés par voie rénale et dans les fèces enquantités équivalentes après administration o­rale.

Ethinylestradiol (EE)

Absorption

L'EE est rapidement et presque totalement absorbé après administratio­norale; le pic plasmatique est atteint au bout de 1 heure et demie. Après effetde premier passage hépatique, la biodisponibilité absolue est d'environ 40 %mais peut varier en fonction des individus (20 à 65 %).

Distribution

Les concentrations plasmatiques en éthinylestradiol rapportées dans lalittérature varient considérablement. La fixation aux protéines plasmatiquesest d'environ 98 % (essentiellement l'albumine).

Biotransformation

Comme les estrogènes naturels, l'EE est biotransformé par hydroxylation(cy­tochrome P-450) et aboutit à la formation du métabolite principal, le2-hydroxy-EE, métabolisé en plusieurs autres métabolites et conjugués. L'EEest métabolisé au niveau du foie et de l'intestin grêle. Dans l'urine, sontéliminés principalement des métabolites glucuro-conjugués et dans la bile etle plasma, principalement des métabolites sulfates.

Elimination

La demi-vie moyenne d'élimination plasmatique de l'EE est d'environ 12 à14 heures. L'EE est excrété dans les urines et dans les fécès avec unrapport d'excrétion urine / fécès de 2/3. Après hydrolyse par les bactériesintes­tinales et passage dans la circulation entéro-hépatique, l'EE estexcrété dans la bile sous forme de sulfate.

5.3. Données de sécurité préclinique

La toxicité aiguë des estrogènes est faible. En raison des différencesmarquées entre les espèces animale et humaine, le résultat des expériencessur les animaux avec des estrogènes n'ont qu'une valeur prédictive limitéepour l'utilisation chez l'Homme. Chez l'animal, des doses faiblesd'éthi­nylestradiol, produit de synthèse fréquemment utilisé dans lescontraceptifs hormonaux, ont montré un effet embryolétal, avec des anomaliesdes voies urogénitales et féminisation des fœtus mâles. Ces effets sontspécifiques aux espèces.

L'acétate de chlormadinone a présenté des effets embryoléthaux chez leLapin, le Rat et la Souris. De plus, un effet tératogène a été observé àdes doses embryotoxiques chez le Lapin et à la plus faible dose testée(1 mg/kg/jou­r) chez la Souris. L'extrapolation de ces données à l'espècehumaine reste incertaine.

D'après les études conventionnelles, les données précliniques sur latoxicité chronique, la génotoxicité et la carcinogénèse n'ont pas mis enévidence de risque particulier pour l'Homme à part ceux qui sont déjàdécrits dans d'autres rubriques du RCP.

6. DONNEES PHARMACEUTIQUES

6.1. Liste des excipients

Comprimés actifs

Noyau : lactose monohydraté, povidone K30, amidon de maïs, stéarate demagnésium

Pelliculage : hypromellose, lactose monohydraté, macrogol 6000,propylène­glycol, talc, dioxyde de titane (E171), oxyde de fer rouge (E172).

Comprimés placebos

Noyau : lactose monohydraté, povidone K30, crospovidone, stéarate demagnésium

Pelliculage : hypromellose, lactose monohydraté, macrogol 6000,propylène­glycol, talc, dioxyde de titane (E171)

6.2. Incompati­bilités

Sans objet.

6.3. Durée de conservation

3 ans

6.4. Précautions particulières de conservation

A conserver à une température ne dépassant pas 30°C.

6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur

1 × 28 comprimés sous plaquettes (PVC/PVDC/Alu­minium)

3 × 28 comprimés sous plaquettes (PVC/PVDC/Alu­minium)

6 × 28 comprimés sous plaquettes (PVC/PVDC/Alu­minium)

Chaque plaquette contient 21 comprimés pelliculés actifs de couleur roseclair (comprimés 1 à 21) et 7 comprimés placebos blancs de plus grossetaille (comprimés 22 à 28).

Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.

6.6. Précautions particulières d’élimination et demanipulation

Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformémentà la réglementation en vigueur.

7. TITULAIRE DE L’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE

GEDEON RICHTER PLC.

GYÖMRŐI ÚT 19–21

1103 BUDAPEST

HONGRIE

8. NUMERO(S) D’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE

· 34009 399 369 7 0 : 28 comprimés sous plaquette(PVC/PVDC/­Aluminium). Boîte de 1.

· 34009 399 370 5 2 : 28 comprimés sous plaquette(PVC/PVDC/­Aluminium). Boîte de 3.

· 34009 399 371 1 3 : 28 comprimés sous plaquette(PVC/PVDC/­Aluminium). Boîte de 6.

9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DEL’AUTORISATION

[à compléter ultérieurement par le titulaire]

10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE

[à compléter ultérieurement par le titulaire

11. DOSIMETRIE

Sans objet.

12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACE­UTIQUES

Sans objet.

CONDITIONS DE PRESCRIPTION ET DE DELIVRANCE

Liste I

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