Résumé des caractéristiques - IOPAMIGITA 300 mg d'iode/mL, solution pour injection ou pour perfusion
1. DENOMINATION DU MEDICAMENT
IOPAMIGITA 300 mg d'iode/ml, solution pour injection ou pour perfusion
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Pour 100 mL de solution :
Iopamidol..................................................................................................................................61,24 g
Correspondant à 300 mg d’iode élément pour 1 mL
Teneur en iode par mL : 300 mg
Un flacon de 20 mL contient 12,248 g d’iopamidol, correspondant à6 000 mg d’iode élément
Un flacon de 50 mL contient 30,620 g d’iopamidol, correspondant à15 000 mg d’iode élément
Un flacon de 75 mL contient 45,930 g d’iopamidol, correspondant à22 500 mg d’iode élément
Un flacon de 100 mL contient 61,240 g d’iopamidol, correspondant à30 000 mg d’iode élément
Un flacon de 200 mL contient 122,480 g d’iopamidol, correspondant à60 000 mg d’iode élément
Un flacon de 500 mL contient 306,200 g d’iopamidol, correspondant à150 000 mg d’iode élément
Excipient à effets notoire : contient approximativement 0,048 mg de sodiumpar mL.
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
3. FORME PHARMACEUTIQUE
Solution aqueuse injectable ou pour perfusion.
Solution transparente, incolore à jaune pâle.
pH Osmolalité à 37°C [mOsm/kg] Osmolarité à 37°C [mOsm/l] Pression osmotique à 37°C [MPa] | 6,5 – 7,5 630 478 1,59 |
Viscosité à 37°C [mPa.s] | 5,0 |
4. DONNEES CLINIQUES
4.1. Indications thérapeutiques
Ce médicament est à usage diagnostique uniquement.
Produit de contraste destiné à être utilisé pour :
· Artériographie,
· Angiocardiographie,
· Phlébographie,
· Angiographie numérisée
· Rehaussement du contraste d'une tomodensitométrie (TDM) telle qu'unscanner du cerveau ou du corps entier
· Urographie intraveineuse.
4.2. Posologie et mode d'administration
Médicament destiné à l'injection ou à la perfusion par voie intraveineuseou intra-artérielle.
IOPAMIGITA 300 mg d'iode/mL est un médicament à usage diagnostiquedestiné à être utilisé en injection unique dans les indications prévues.Des injections multiples ou des examens répétés sont possibles.
Mode d'administration
Le dosage dépend du type d'examen, de l'âge, de la masse corporelle, de lafonction cardiaque et de l'état général du patient ainsi que des techniquesappliquées. Habituellement, les volumes et les concentrations d'iodeadministrés sont les mêmes que pour les autres produits de contraste iodésnon ioniques pour rayons X. La dose à utiliser sera la plus faible dosenécessaire pour obtenir l'information diagnostique souhaitée.
En cas d'altération de la fonction rénale, d'insuffisance cardiovasculaireainsi que de mauvais état général, le dosage des produits de contraste doitêtre aussi faible que possible (voir rubrique 4.4). Chez ces patients, il estconseillé de surveiller la fonction rénale au moins pendant trois jours aprèsl'examen. Une attention particulière est nécessaire chez les patientsprésentant une insuffisance hépatique ou une insuffisance rénaleconcomitante, car ces situations majorent le risque de rétention du produit decontraste.
Le produit de contraste doit être réchauffé à température corporelleavant d'être administré. L'expérience a montré qu'un produit de contrasteréchauffé est mieux toléré
Normalement, le produit de contraste doit être prélevé dans la seringuejuste avant son utilisation. Afin de réduire au maximum le risque dethrombo-embolie associée à l'examen, le temps de contact entre le sang et leproduit de contraste doit être aussi court que possible. Il faut veiller àappliquer une technique angiographique minutieuse et à purger fréquemment lecathéter utilisé dans une solution 9 mg/mL de chlorure de sodium pourpréparations injectables (en y ajoutant de l'héparine si nécessaire).
Le produit de contraste doit être administré au patient placé en positionallongée. Un repositionnement immédiat doit être possible. Un abord veineuxdoit être mis en place avant l'examen pour parer à toute urgence éventuelle.Comme tous les produits de contraste contenant de l'iode, IOPAMIGITA 300 mgd'iode/mL ne doit être utilisé dans le cadre d'un examen diagnostique que siun équipement de réanimation et un traitement médicamenteux d'urgence sontdisponibles.
Après examen, le patient doit rester sous surveillance pendant au moins30 minutes, période pendant laquelle la majorité des effets indésirablespeuvent survenir. Tout le personnel de santé, médecins et infirmières,doivent être informés des effets indésirables ainsi que des mesuresgénérales d’urgence à prendre.
Recommandations alimentaires:
Le patient doit être à jeun 2 heures avant l'examen afin de réduire lerisque d'aspiration, car les nausées et les vomissements sont des réactionsindésirables possibles connues.
Test préliminaire:
Un test préliminaire à faible dose, destiné à rechercher une éventuellehypersensibilité au produit de contraste n'est pas recommandé, car ce testn'est pas significatif et entraîne occasionnellement des réactionsd'hypersensibilité graves, parfois mortelles.
Sauf indication contraire, chez les enfants, la posologie dépend de l'âgeet de la masse corporelle et doit être déterminée par le médecintraitant.
Ce médicament doit être exclusivement administré par le personnelautorisé.
Posologie
Les recommandations posologiques suivantes sont basées sur l'expériencegénérale acquise avec les produits de contraste iodés non ioniques ainsi quesur les études cliniques réalisées avec le iopamidol. Le volume totaladministré ne doit pas excéder 250 mL.
Champ d’application | Volume | |
Angiographie sur film en feuille | Angiographie numérisée | |
Artériographie | ||
cérébrale, non-sélective | Adultes: 40–60 mL Enfants : selon le poids corporel et l’âge. | Adultes: 20 – 30 mL Enfants : selon le poids corporel et l’âge. |
cérébrale, sélective | 4–12 mL | 3 – 8 mL. |
Artériographie pulmonaire | Adultes: 25 mL par injection; la dose totale peut aller jusqu’à170 mL | |
Autres | Adultes: 250 mL max. Le volume d’une seule injection dépend de la régionvasculaire à examiner. Enfants : selon le poids corporel et l’âge. | Adultes: 30 – 50 mL. 250 mL max. Le volume d’une seule injectiondépend de la région vasculaire à examiner. Enfants : selon le poids corporel et l’âge |
Angiocardiographie | Adultes : 250 mL max. Le volume d’une seule injection dépend de larégion vasculaire à examiner. Enfants : selon le poids corporel et l’âge. | |
Coronographie | Adultes : 4 – 10 mL/artère, à répéter si nécessaire | |
Phlébographie | Adultes: 50 mL, fonction de leur poids corporel et de leur âge. | |
Angiographie numérisée, voie I.V. | Adultes: 30 – 50 mL, à répéter si nécessaire Enfants : selon le poids corporel et l’âge. | |
Urographie intraveineuse | Adultes : 50 – 100 mL Enfants : 0 – 1 mois 4 – 5-(6) mL/kg 1 – 3 mois 4 mL/kg 3 – 6 mois 3.5 – 4 mL/kg 6 – 12 mois 3 – 3.5 mL/kg 12 – 24 mois 2.5 – 3 mL/kg 2 – 5 ans 2.5 mL/kg 5 – 7 ans 2 – 2.5 mL/kg 7 – 12 ans 1.5 – 2 mL/kg | |
Tomodensitométrie numérique (TN) | Adultes : 1 – 2 mL/kg poids corporel. Enfants : selon le poids corporel et l’âge. | |
La dose maximale pour 300 mg d’iode/mL est de 2 mL/kg de poidscorporel. |
Urographie intraveineuse
En urographie intraveineuse, il est à noter que, chez les enfants, lacapacité de concentration du néphron immature est physiologiquement basse etqu'elle implique des doses relativement élevées de produit de contraste.
Tomodensitométrie numérique
IOPAMIGITA 300 mg d’iode/mL peut être administré par injectionintraveineuse rapide en utilisant un injecteur à pression élevée si cematériel est disponible. Il peut également être injecté manuellement enperfusion lente, en particulier pour rehausser le contraste du système nerveuxcentral où le délai d'attente nécessaire avant d'obtenir des images est de5 à 10 minutes. En TDM hélicoïdale, en particulier lorsqu'on utilise unetechnique multi-coupes, une multitude d'informations sont acquises lorsque lepatient retient sa respiration. Afin d'optimiser l'effet de l'injection d'unbolus intraveineux dans la région examinée (l'accumulation dans les tissusaltérés par une pathologie dépend du temps), il est recommandé d'utiliser uninjecteur automatique à pression élevée et de procéder à l'administrationd'un bolus.
En TDM, les doses et la vitesse d'administration du produit de contrastedépendent des organes à examiner, du problème diagnostique et plusspécialement de l'appareil disponible (par exemple temps de balayage etd'acquisition des images). Pour les appareils lents, on recommande uneadministration par perfusion, pour les scanners rapides une injectionen bolus.
Si ce médicament est destiné à être utilisé avec un systèmed'administration automatique, le fabricant du matériel médical doit avoirprouvé que ce matériel est adapté à l'utilisation prévue. Le mode d'emploides dispositifs médicaux doit être absolument respecté. Les systèmesd'administration automatiques ne doivent pas être utilisés chez lesnourrissons et les tout petits enfants.
4.3. Contre-indications
Thyréotoxicose manifeste.
Hypersensibilité au iopamidol ou à l'un des excipients.
Antécédent de réaction cutanée immédiate ou retardée majeure (voirrubrique 4.8) à l'injection de iopamidol.
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
Ce médicament contient environ 0,048 mg de sodium par mL, ce qui doit êtrepris en compte chez les patients prenant un régime hyposodé.
IOPAMIGITA 300 mg d’iode/mL ne doit être utilisé qu'après avoir poséune indication clinique précise tenant compte des facteurs de risque éventuelsdu patient examiné.
Une indication stricte et une attention spéciale sont requises chez lespatients dans les cas suivants :
· terrain allergique connu
· thyréotoxicose latente, goitre euthyroïdien
· insuffisance rénale ou dysfonctionnement hépatique sévère
· maladie cardiovasculaire sévère
· asthme bronchique
· diabète sucré
· trouble convulsif d'origine cérébrale
· athérosclérose cérébrale avancée
· infarctus cérébral aigu
· hémorragie intracrânienne aiguë ou affections s'accompagnant d'unealtération de la barrière hémato-encéphalique et d'un œdème cérébral
· mauvais état général, déshydratation
· dysprotéinémie ou paraprotéinémie
· phéochromocytome
Lorsqu'ils sont injectés par voie intraveineuse ou intra-artérielle, lesproduits de contraste peuvent favoriser une falciformation des hématies chezles sujets atteints d'une forme homozygote de drépanocytose.
Une injection paravasculaire accidentelle peut entraîner un œdème local,une douleur et un érythème. Ces symptômes disparaissent habituellement sanscomplications.
Une surélévation du membre atteint et des compresses froides se sontrévélées bénéfiques.
HydratationUne hydratation suffisante doit être assurée avant et aprèsl'administration du produit de contraste. Si nécessaire, le patient doit êtrehydraté par voie intraveineuse jusqu'à élimination complète du produit decontraste.
Ceci s'applique en particulier aux patients présentant une altérationpréexistante de la fonction rénale, une dysprotéinémie ou uneparaprotéinémie, un diabète sucré, une hyperuricémie, ainsi qu'auxnouveau-nés, aux nourrissons, aux tout jeunes enfants, aux patients âgés etaux patients en mauvais état général. Chez les patients à risque, lemétabolisme hydroélectrolytique doit être contrôlé et les symptômes dediminution de la calcémie doivent être pris en charge.
Comme les diurétiques induisent un risque de déshydratation, il convientd'abord de rétablir l'équilibre hydroélectrolytique pour limiter le risqued'insuffisance rénale aiguë.
Nouveau-nés et nourrissonsLes nourrissons de moins d'un an et les nouveau-nés sont sensibles auxtroubles électrolytiques et aux variations hémodynamiques. Par conséquent, ledosage du produit de contraste, la réalisation de l'examen et l'état dupatient doivent faire l'objet d'une attention particulière. Les prématurés,les nouveau-nés et les petits enfants doivent faire l'objet d'une surveillancetrès attentive car l'administration du produit de contraste peut entraîner unehypothyroïdie transitoire.
Chez les nouveau-nés et en particulier les prématurés, il est recommandéde contrôler la fonction thyroïdienne (habituellement en analysant la TSH etla T4) entre 7 à10 jours et 1 mois après l'administration du produit decontraste iodé en raison du risque d'hypothyroïdie due à une surchargeen iode.
Réactions de type allergique et anaphylactique (réactionsd'hypersensibilité)Comme avec tous les produits de contraste iodés, il peut apparaître desréactions d'hypersensibilité non-allergiques (pseudo-allergiques, de typeallergique), indépendantes de la dose, après l'administration de IOPAMIGITA à300 mg d'iode/mL ; leur sévérité est variable et la symptomatologiehétérogène.
Ces réactions se manifestent habituellement par des symptômes cutanés ourespiratoires mineurs tels que légères difficultés respiratoires, rougeurs dela peau (érythème), urticaire, prurit ou œdème du visage. Les réactionssévères telles qu'angiooedème, œdème sous-glottique, spasme bronchique etchoc sont rares. Ces réactions surviennent habituellement dans l'heure qui suitl'administration du produit de contraste. Dans de rares cas, l'hypersensibilitépeut apparaître de façon retardée (après quelques heures ou quelquesjours).
En raison de leur survenue irrégulière, ces événements sontimprévisibles dans le cas particulier. Néanmoins, il est bien connu que lesréactions de type allergique sont plus fréquentes chez les patientsprésentant un terrain allergique (allergies) et/ou un asthme bronchique ainsique chez les patients présentant des réactions d'hypersensibilité connue auxproduits de contraste.
Chez les patients atteints d'asthme bronchique, le risque de bronchospasmeest augmenté. Toute administration de produit de contraste doit, parconséquent, être précédée d'une recherche détaillée des antécédentsmédicaux en rapport avec les facteurs de risque mentionnés ci-dessus. Chez lespatients présentant une diathèse allergique et ceux présentant des réactionsd'hypersensibilité connues, une indication très stricte est requise. Uneprémédication par corticostéroïdes et antihistaminiques H1 a été proposéechez les patients présentant un risque d’intolérance. Il est néanmoinspossible qu'ils n’empêchent pas la survenue d’un choc anaphylactique.
Il existe un risque d'allergie immédiate IgE-dépendante au produit decontraste.
Mesures à prendre en cas d'urgenceQuelles que soient la quantité de produit de contraste et la voied'administration utilisée, des symptômes tels qu'angioedème, conjonctivite,toux, prurit, rhinite, éternuements et urticaire peuvent indiquer une réactionanaphylactoïde nécessitant un traitement. Les produits de contraste iodés nedoivent être utilisés qu'à condition de pouvoir mettre en œuvre untraitement d'urgence. Ceci implique la disponibilité de l'équipement techniqueet médical nécessaire, d'une expérience médicale suffisante et d'unpersonnel compétent. En principe, les mesures nécessaires à un traitementimmédiat des réactions graves et le matériel requis pour répondre à uneurgence doivent être disponibles. Lorsqu'un état de choc est imminent,l'administration du produit de contraste doit être immédiatement arrêtéeet – si nécessaire – un traitement intraveineux spécifique doit êtreinstauré. Le maintien d'une canule souple ou d'un cathéter à demeure (afin dedisposer d'un abord veineux immédiat) est recommandé pendant toute la duréede l'examen radiographique.
Après l'administration, le patient sera placé sous surveillance au moinspendant une demi-heure car l'expérience a montré que la plupart des incidentsgraves surviennent dans ce délai.
Altération de la fonction thyroïdeEn raison de l'iode libre contenu dans les solutions et de l'iode égalementlibéré par désiodation après l'administration, les produits de contrasteiodés influencent la fonction thyroïde. Ceci peut induire une hyperthyroïdieou même une crise thyréotoxique chez les patients prédisposés. A ce propos,les patients à risque sont ceux présentant une hyperthyroïdie manifeste quin'a pas encore été diagnostiquée, ceux atteints d'une hyperthyroïdie latente(souvent des patients présentant un goitre nodulaire) et ceux présentant unnodule thyroïdien autonome (souvent des patients âgés, notamment dans lesrégions présentant un manque d'iode). Si une administration de produits decontraste iodés est programmée chez des patients présentant un risquepotentiel, leur fonction thyroïdienne doit être évaluée avant laréalisation de l'examen radiologique et une hyperthyroïdie ou un nodulethyroïdien autonome doit être exclu.
Avant d'administrer un produit de contraste iodé, il convient de s'assurerque le patient ne va pas bénéficier d'une scintigraphie thyroïdienne ou detests de la fonction thyroïdienne ou encore d'un traitement par ioderadioactif, car l’administration de produits de contraste iodés, quelle qu'ensoit la voie, perturbe les dosages hormonaux et la fixation de l’iode par lathyroïde ou les métastases d'un cancer thyroïdien jusqu’à la normalisationde l’excrétion urinaire de l'iode.
A la suite d'une injection de produit de contraste iodé, il existeégalement un risque d'induction d'une hypothyroïdie. Ce risqued'hypothyroïdie existe également chez les nouveau-nés qui ont reçu, ou dontla mère a reçu, un produit de contraste iodé.
AnxiétéLe risque d'effets indésirables ou de réactions liées aux produits decontraste peut être majoré par des états d'agitation marquée, l'anxiété oula douleur. Un traitement sédatif peut être administré dans le cas d'uneanxiété marquée.
Maladies cardiovasculairesLes patients atteints de maladies cardiovasculaires ont un plus grand risquede variations sévères des paramètres hémodynamiques etélectrophysiologiques cardiaques (stimulation et conduction). Ceci estspécialement vrai après une administration intracoronaire, ventriculairegauche ou ventriculaire droite du produit de contraste (voir égalementrubrique 4.8).
Les patients présentant une insuffisance cardiaque, une coronaropathiesévère, un angor instable, une valvulopathie, des antécédents d'infarctus dumyocarde, un pontage coronarien ou une hypertension artérielle pulmonaire sontplus prédisposés aux réactions cardiaques.
Chez les patients âgés et les patients présentant des cardiopathiespréexistantes, les réactions accompagnées de signes ischémiques à l'ECG etd'arythmies sont plus fréquentes.
Chez les patients atteints d'insuffisance cardiaque, l'injectionintravasculaire de produit de contraste peut induire un œdème pulmonaire.
Altération de la fonction rénaleIl peut apparaître une insuffisance rénale réversible. Des antécédentsde néphropathie, des antécédents d'insuffisance rénale après administrationde produits de contraste, une insuffisance rénale préexistante, unenéphropathie diabétique, un âge supérieur à 60 ans, une déshydratation,une artériosclérose avancée, une insuffisance cardiaque décompensée, defortes doses de produit de contraste et des injections multiples, uneadministration directe de produit de contraste dans l'artère rénale, uneexposition à d'autres substances néphrotoxiques, une hypertension sévère etchronique, une hyperuricémie et une paraprotéinémie (par ex. plasmocytome,macroglobulinémie) sont des facteurs prédisposants.
Les mesures préventives recommandées sont les suivantes : assurer unehydratation suffisante avant et pendant l'administration du produit decontraste, de préférence par perfusion intravasculaire jusqu'à éliminationrénale complète du produit de contraste, éviter toute expositionsupplémentaire des reins (médicaments néphrotoxiques, angioplastie del'artère rénale, chirurgie majeure etc.), réduire la dose à son minimum.
Une nouvelle exploration radiologique avec un produit de contraste ne doitêtre effectuée qu'après restauration de la fonction rénale initiale.
Les patients dialysés peuvent recevoir des produits de contraste iodés carces derniers sont éliminés par dialyse.
Diabète sucréChez les patients traités par metformine : Comme l'administrationintravasculaire de iopamidol peut entraîner une insuffisance rénale, lametformine doit être arrêtée avant ou au moment l’examen et n'êtreréintroduite que 48 heures après, uniquement si l'exploration de la fonctionrénale a confirmé un retour à la normale (voir rubrique 4.5).
En urgence, si la fonction rénale du patient est soit altérée soitinconnue, le médecin évaluera le rapport bénéfice/risque d'un examen avecproduit de contraste et prendra toutes les précautions nécessaires : arrêt dutraitement par metformine, hydratation, surveillance de la fonction rénale, dulactate sérique et du pH et recherche des signes d’acidose lactique chez lepatient.
CoagulopathieUne angiographie par cathétérisme avec produit de contraste entraîne unrisque d'événements thromboemboliques. In vitro, les produits de contraste nonioniques ont un plus faible effet anticoagulant que les produits de contrasteioniques. Ceci doit être pris en compte au cours d'un cathétérisme car, endehors des produits de contraste, de nombreux autres facteurs peuvent égalementfavoriser le développement d'événements thromboemboliques. Ces facteurs sontles suivants : durée de l'examen, nombre d'injections, type de cathéter et deseringue, existence de maladies sous-jacentes et médicaments concomitants. Afinde minimiser le risque de thrombo-embolie lié à l'examen, il convient derespecter une technique angiographique très rigoureuse et d'irriguerfréquemment les cathéters utilisés ; en outre, la durée de l'examen devraêtre aussi courte que possible.
La prudence est également recommandée chez les patients présentant unehomocystéinurie (risque d'induction d'une thrombo-embolie).
Troubles du système nerveux centralLa prudence est recommandée en cas d'administration intravasculaire chez despatients présentant un infarctus cérébral aigu ou une hémorragieintracrânienne aiguë ainsi que chez ceux atteints de maladies entraînant unealtération de la barrière hémato-encéphalique, les patients présentant unœdème cérébral ou une démyélinisation aiguë. Des tumeurs ou desmétastases intracrâniennes et une épilepsie peuvent augmenter la fréquencedes crises convulsives après administration d'un produit de contraste. Lessymptômes neurologiques provoqués par des métastases ainsi que lespathologies dégénératives ou inflammatoires peuvent être aggravés parl'administration de produits de contraste. L'injection intra-artérielle deproduit de contraste peut induire un vasospasme responsable d'une ischémiecérébrale. Les patients présentant des maladies cérébro-vasculairessymptomatiques, des antécédents d'accident vasculaire cérébral ou defréquents accidents ischémiques transitoires ont un risque accru decomplications neurologiques dus au produit de contraste après une injectionintra-artérielle.
Alcoolisme/toxicomanieUn alcoolisme aigu ou chronique peut augmenter la perméabilité de labarrière hémato-encéphalique et ainsi, éventuellement provoquer desréactions dues au produit de contraste au niveau du système nerveuxcentral.
Autres facteurs de risqueUne insuffisance rénale peut apparaître après administration de produit decontraste à des patients présentant un plasmocytome ou une paraprotéinémie.Une hydratation suffisante est indispensable.
Les patients présentant un phéochromocytome sévère peuvent développerune crise hypertensive parfois incontrôlable à la suite d'une administrationintravasculaire de produit de contraste. Un traitement préliminaire paralpha-bloquants est donc recommandé chez ces patients.
Les symptômes de myasthénie grave peuvent être amplifiés par les produitsde contraste iodés.
Chez les patients souffrant de maladies auto-immunes, il a été observé descas de vascularite grave ou des syndromes du type de celui deStevens-Johnson.
Les maladies neurologiques ou vasculaires sévères, notamment cellesprésentes chez les personnes âgées, sont des facteurs de risque de survenuede réactions aux produits de contraste.
En cas d'insuffisance rénale sévère, une insuffisance hépatique sévèreassociée peut induire un retard important de l'excrétion du produit decontraste, nécessitant parfois le recours à une hémodialyse.
Les précautions et les mises en garde suivantes doivent être respectéespour les différents modes d'administration :
Artériographie cérébrale
Chez les patients présentant une artériosclérose avancée, unehypertension sévère, une décompensation cardiaque, une sénilité ou desantécédents de thrombose ou d'embolie cérébrale ou de migraine, uneattention particulière est recommandée car des réactions cardiovasculairestelles que bradycardie et élévations ou diminutions de la pression artériellepeuvent apparaître plus fréquemment.
Artériographie périphérique
Il doit y avoir une pulsation dans l'artère dans laquelle le produit decontraste sera injecté. En cas de thrombo-angéite oblitérante ou d'infectionascendante associée à une ischémie sévère, l'angiographie doit êtreréalisée avec une prudence particulière, si vraiment elle est réalisée.
Artériographie de l'aorte
En fonction de la technique appliquée, il peut apparaître une lésion del'aorte ou des organes adjacents, une pleurocentèse, une hémorragierétropéritonéale, une lésion de la moelle épinière et des symptômes deparaplégie.
Artériographie coronaire et ventriculographie
Au cours d'une artériographie coronaire ou d'une ventriculographie gauche,il peut apparaître une décompensation cardiaque, une arythmie grave, uneischémie ou un infarctus du myocarde.
Il est absolument nécessaire que l'examen soit réalisé par un personnelspécialisé ; par ailleurs, un électrocardiographe, un équipement deréanimation ainsi qu'un système de cardioversion doivent être à disposition.Une surveillance de l'ECG et des fonctions vitales doit être assurée pendanttoute la durée de l'examen.
Angiocardiographie du ventricule droit chez des patients pédiatriques
Des précautions spéciales doivent être prises chez les nouveau-néscyanosés présentant une hypertension artérielle pulmonaire et une dysfonctioncardiaque.
Angiographie supra-aortique
Au cours d'une angiographie supra-aortique, une attention particulière doitêtre portée à l'introduction du cathéter. Des pressions élevées de lapompe automatique peuvent provoquer un infarctus rénal, des lésions de lamoelle épinière, une hémorragie rétro-péritonéale, un infarctus intestinalou une nécrose. La fonction rénale doit être évaluée à l'issue del'angiographie. Chez les femmes, l'exploration angiographique doit, si possible,être réalisée au cours de la phase pré-ovulatoire du cycle.
Phlébographie
Chez les patients chez lesquels on suspecte une thrombose, une phlébite, uneischémie sévère, une infection locale ou une occlusion veineuse totale, uneprudence particulière est recommandée. Une radio-fluoroscopie est recommandéepour éviter une extravasation.
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formesd'interactions
Une thrombose artérielle a été rapportée lorsque le iopamidol étaitadministré après de la papavérine.
L'administration de produits de contraste radiographiques peut induire unealtération transitoire de la fonction rénale ce qui peut provoquer une acidoselactique chez les patients diabétiques traités par metformine. (voirrubrique 4.4).
Metformine: chez les patients diabétiques (voir rubrique 4.4. Mises engarde spéciales et précautions d'emploi – Insuffisance rénale)
Chez les patients traités par bêta-bloquants, les réactionsd'hypersensibilité telles qu'une chute de la pression artérielle, unebradycardie et un bronchospasme peuvent être plus marquées, notamment enprésence d'un asthme bronchique. De plus, il est à noter que les patientstraités par bêta-bloquants peuvent avoir besoin de plus fortes dosesd'agonistes β. Il est en effet possible qu'ils ne répondent pas aux dosesstandard utilisées pour le traitement des réactions d'hypersensibilité.
Les bêta-bloquants, les substances vasoactives, les inhibiteurs de l'enzymede conversion de l'angiotensine, les antagonistes des récepteurs del'angiotensine sont des médicaments qui induisent une diminution del'efficacité des mécanismes de compensation cardiovasculaire des variations depression artérielle. Le médecin doit donc en être informé avant l'injectiondu produit de contraste et un équipement de réanimation doit être àdisposition.
Les médicaments qui réduisent le seuil épileptogène (par ex. dérivés dela phénothiazine, analeptiques, antidépresseurs tricycliques, inhibiteurs dela monoamine oxydase, neuroleptiques) peuvent favoriser les crises convulsivesnotamment chez les patients souffrant d'épilepsie ou de lésion cérébralefocalisée. Chez de tels patients, si le médecin le juge nécessaire, letraitement par de tels médicaments doit être suspendu 48 heures avant etjusqu'à 24 heures après l'angiographie cérébrale
Chez les patients en cours de traitement par interférons ou interleukines,les réactions connues au produit de contraste telles qu'érythème, fièvreet/ou symptômes pseudo-grippaux peuvent être plus fréquentes, et surtout,apparaître de façon retardée. Aucune explication n'a été trouvée jusqu'àprésent.
Influence sur les tests diagnostiques:
Les produits de contraste peuvent interférer avec les analyses biologiquesde la bilirubine, des protéines ou des substances inorganiques (par ex. fer,cuivre, calcium, phosphate). Ces substances ne doivent pas être analysées lemême jour à la suite de l'administration du produit de contraste.
En ce qui concerne le diagnostic et le traitement des maladiesthyroïdiennes, les produits de contraste radiographiques à iode substituépeuvent réduire, pendant 2 à 6 semaines, la capacité de la glande thyroïdeà fixer les radio-isotopes. Si une scintigraphie rénale utilisant uneinjection de produit radio-pharmaceutique sécrété par les tubules rénaux estplanifiée, il est préférable de réaliser celle-ci avant l'injection duproduit de contraste.
4.6. Grossesse et allaitement
Grossesse
Il n'existe pas de données adéquates concernant l'utilisation du iopamidolchez la femme enceinte.
Pour les données de reproduction chez l'animal, voir la rubrique 5.3.
Comme au cours de la grossesse, l'exposition aux rayons X doit être évitéeautant que possible, avec ou sans agent de contraste iodé, le bénéfice del'examen par rayon X devra être envisagé avec précaution.
A part l'exposition du fœtus aux radiations, la prise en considération dubénéfice-risque après administration d'un produit de contraste iodé devraégalement prendre en compte la sensibilité de la thyroïde fœtale à l'iode,car la surcharge iodée ponctuelle consécutive à l'administration du produità la mère peut entraîner une dysthyroïdie fœtale.
Allaitement
Les produits de contraste iodés sont faiblement excrétés dans le laitmaternel. Leur administration ponctuelle à la mère comporte donc un risquefaible d'effets indésirables. Cependant, pour le nourrisson il est préférablede suspendre l'allaitement maternel pendant 24 heures après l'administrationdu produit de contraste iodé.
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser desmachines
Les effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser desmachines n'ont pas été étudiés.
4.8. Effets indésirables
Les effets indésirables observés à la suite de l’administration par I.V.des produits de contraste iodés sont généralement légers à modérés ettransitoires. Cependant, des réactions graves et dans certains cas pouvantmettre en jeu le pronostic vital peuvent se produire et demandent une prise encharge rapide et efficace par les services de réanimation.
Les réactions les plus fréquemment rapportées sont urticaire, nausées,vomissements, prurit et dyspnée.
Au sein de chaque fréquence de groupe, les effets indésirables doiventêtre présentés suivant un ordre décroissant de gravité.
Très fréquent si la fréquence est ³ 1/10. Fréquent si la fréquence est ³ 1/100 et < 1/10. Peu fréquent si la fréquence est ³ 1/1 000 et < 1/100. Rare si la fréquence est comprise entre ³ 1/10 000 et < 1/1 000. Très rare si la fréquence est < 1/10 000. Inconnue (ne peut pas être estimé d’après les données disponibles) |
Classification par système d’organe | Effets indésirables | |
Troubles du système immunitaire | ||
Fréquent: | Réactions anaphylactiques et/ou anaphylactoïdes : Angio-oedème, conjonctivite, toux, prurit, rhinite, éternuement eturticaire (ces réactions, immédiates ou retardées et sans relation avec ladose administrée et le mode d’administration, peuvent être un signe dedébut d’état de choc). | |
Troubles endocriniens | ||
Non connu: | Dysfonctionnement du métabolisme dans l’hyperthyroïdisme manifeste lorsd’une crise thyréotoxique | |
Troubles du système nerveux | ||
Rare: | Examens au cours desquels le produit de contraste iodé est à uneconcentration élevée dans le sang artériel cérébral Agitation, confusion, amnésie, troubles du langage, troubles visuels,troubles auditifs, tremblement, paresthésies, parésie / paralysie,convulsions, coma et somnolence. | |
Non connu | Evènements thrombœmboliques pouvant aller jusqu’à une attaque. Complications transitoires comme étourdissement et céphalées | |
Troubles cardiaques | ||
Très rare | Troubles cardiaques significatifs de la pression artérielle, des pulsationscardiaques, du rythme cardiaque, de la fonction cardiaque et arrêtcardiaque | |
Troubles vasculaires | ||
Rare : | Des effets thrombœmboliques ont été mentionnés au cours d’examenangiographiques par cathéter, ayant entraîné un infarctus du myocarde. | |
Troubles respiratoires, thoraciques et médiastinaux | ||
Fréquent : | Modifications transitoires du rythme cardiaque, dyspnée et détresserespiratoire, ainsi que toux | |
Rare : | Bronchospasme, laryngospasme et oedème laryngé | |
Très rare : | Oedème du poumon ou arrêt respiratoire | |
Troubles gastro-intestinaux | ||
Fréquent : | Nausées, vomissements, troubles transitoires du goût | |
Rare : | Douleurs abdominales | |
Très rare : | Hypersalivation (oreillons) | |
Troubles des tissus cutanés et sous-cutanés | ||
Fréquent: | Oedèmes, bouffées congestives, urticaire, rash, prurit et érythème | |
Très rare : | Réactions cutanées toxiques sous forme de syndrome cutanéeo-muqueux (parex. syndrome de Stevens-Johnson ou de Lyell). A ce jour, aucun rapport causaln’a été établi. | |
Troubles rénaux et urinaires | ||
Rare: | Des troubles de la fonction rénale pouvant aller jusqu’à l’insuffisancerénale, particulièrement chez les patients dont la fonction rénale étaitdéjà atteinte. | |
Troubles généraux et au site d’administration | ||
Troubles généraux : | ||
Rare : | Réactions graves mettant en jeu le pronostic vital (allantjusqu’u décès) nécessitant une prise en charge d’urgence et associéeavec les fonctions vitales du système cardio-vasculaire, généralement en lienavec des réactions respiratoires et du système nerveux central. | |
Très rare : | Sensation de chaleur, modification de la température corporelle (fièvre),céphalées, sensation de malaise, transpiration excessive, sensation de froidet réactions vagales. Thrombophlébite et thrombose veineuse. | |
Troubles au site d’administration : | ||
Très rare : | Réaction inflammatoire locale, voire une nécrose tissulaire. | |
Non connu | Douleur locale et œdèmes en l’absence d’extravasation du produitinjecté | |
Les réactions anaphylactiques/anaphylactoïdes sous forme de choc sontcaractérisées par une chute importante de la pression sanguine, avectachycardie, dyspnée, agitation, cyanose, pâleur, sueurs froides,étourdissement ou perte de conscience et arrêt respiratoire ou cardiaque.
La chute de la pression sanguine peut être également liée avec unebradycardie (réaction vaso-vagale), qui est le point de départ de latachycardie qui se développe au cours du temps.
Déclaration des effets indésirables suspectés :
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation dumédicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapportbénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent touteffet indésirable suspecté via le système national de déclaration del’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé(Ansm) et le réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance. Site internet: www.ansm.sante.fr. En signalant leseffets indésirables, vous contribuez à fournir davantage d’informations surla sécurité du médicament
4.9. Surdosage
En cas de très forte dose accidentelle ou d'un dysfonctionnement rénalmajeur, l'iopamidol est si nécessaire éliminé de l'organisme parhémodialyse. La fonction rénale doit être surveillée pendant au moins3 jours.
Si un effet indésirable se produit, l'administration du produit de contrastedoit être stoppée immédiatement. Le traitement suit les signes cliniques.A côté des mesures de réanimation normales, un traitement peut êtreconseillé, comme un traitement général (antihistaminique, corticostéroïdes,oxygénothérapie), un traitement des troubles cardio-vasculaires(vasopresseurs, plasma, électrolytes), un traitement des convulsions(diazépam) et un traitement de la crise tétanique (gluconate de calcium). Lafonction rénale doit être surveillée au moins pendant les 3 jours suivant lesurdosage. Il faut tenir compte chez les patients recevant des bêtabloquants enmême temps que le produit de contraste, que l'adrénaline et le volume desubstitution ont un effet mineur.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
Classe pharmacothérapeutique: PRODUIT DE CONTRATE IODE, (Code ATC:V08AB04).
Produit de contraste triiodé, hydrosoluble, néphrotrope, de basseosmolalité.
Les rayons X absorbés par les atomes d'iode ont un état de liaison stable.L'effet produisant un contraste est basé sur cette absorption.
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
Injecté par voie intraveineuse, le produit de contraste se distribue dans lesystème vasculaire et l'espace interstitiel en quelques minutes, en même tempsqu'une élimination rénale simultanée.
Après 120 minutes, environ 50% du produit de contraste injecté estexcrété dans les urines; en cas d'insuffisance rénale, cette période estprolongée en conséquence…
La proportion d'élimination hétérotrope est faible. Chez les animaux(chien et lapin), uniquement 0,07% à 0,32% de la dose administrée estretrouvée dans la bile.
Il n'existe pas de preuve de biotransformation.
La liaison aux protéines plasmatiques est négligeable.
5.3. Données de sécurité préclinique
Les valeurs de DL50-en I.V. chez plusieurs espèces animales ont étédéterminées comme étant de 15 à 35 fois le dose clinique maximale.
Toxicologie de la reproduction
Il n'a pas été mis en évidence de potentiel tératogène du iopamidol. Desdoses supérieures à 1,5 g d'iode/kg/jour ont montré des effetsembryotoxiques chez les rats ainsi que sur le nombre de fœtus vivants et lepoids de ces fœtus. La diminution de la masse corporelle des fœtus aégalement été observée chez les lapins à une dose de 2 g d'iode/kg/jour.la fertilité des rats ainsi que le développement péri- et post-natal de leursportées n'a pas été affectée. Cependant des troubles de la spermatogénèseréversibles ont été observés chez les souris après une seule administrationd'iopamidol.
Potentiel mutagène
L'iopamidol n'a montré aucun effet mutagène dans une batterie de tests invivo et in vitro.
6. DONNEES PHARMACEUTIQUES
6.1. Liste des excipients
Trométamol, calciédétate de sodium dihydraté, eau pour préparationsinjectables, acide chlorhydrique 36%.
6.2. Incompatibilités
En l'absence d'études de compatibilité, ce médicament ne doit pas êtremélangé avec d'autres médicaments.
6.3. Durée de conservation
3 ans.
Après ouverture :
Ne pas réfrigérer, ne pas congeler.
En cours d’utilisation, la stabilité physico-chimique a été démontréependant 24 heures à 25°C.
D’un point de vue bactériologique, à moins que la méthode d’ouverturen’exclue le risque de contamination microbiologique, le médicament doit êtreutilisé immédiatement. S’il n’est pas utilisé immédiatement, les tempsde conservation en cours d’utilisation et les conditions de conservationappliquées sont de la responsabilité de l’utilisateur.
Le contenu non utilisé au cours d’un examen unique chez un patient doitêtre éliminé. De même, le contenu d’un flacon de 500 mL non utilisé chezun seul patient, au cours de deux examens successifs dans la période des24 heures doit être éliminé.
6.4. Précautions particulières de conservation
A conserver dans son conditionnement d’origine à l’abri de la lumière.Ne pas exposer aux rayons X.
Pour les conditions de conservation du produit en cours d’utilisation seréférer à la section 6.3.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
Iopamigita 300 mg d’iode/mL, solution pour injection et perfusion estdisponible dans les tailles de conditionnements suivants :
· Flacon en verre (Type I) muni d’un bouchon en caoutchouc bromobutyl etune capsule (aluminium), pour usage unique.
Boites de 1, 10 ou 30 flacons contenant 20 mL de solution injectable.
· Flacon en verre (Type II) de 200 mL muni d’un bouchon en caoutchoucbromobutyl et une capsule (aluminium) pour usage unique.
Boites de 1, 10 ou 30 flacons contenant 50 mL de solution injectable.
Boites de 1, 10 ou 30 flacons contenant 75 mL de solution injectable.
Boites de 1, 10 ou 30 flacons contenant 100 mL de solution injectable.
Boites de 1, 10 ou 20 flacons contenant 200 mL de solution injectable.
Boites de 1 ou 6 flacons contenant 500 mL de solution injectable.
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
6.6. Précautions particulières d’élimination et demanipulation
Chaque flacon est destiné à un patient unique.
Avant utilisation, la solution doit être inspectée visuellement. Seules lessolutions sans signes visibles de détérioration ou de particules peuvent êtreutilisées.
Tout produit non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à laréglementation en vigueur.
Les produits de contraste iodés peuvent réagir avec des surfacesmétalliques contenant du cuivre (par exemple du laiton). Par conséquent, ilfaut éviter le contact du produit avec ce type de matériaux.
7. TITULAIRE DE L’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
agfa healthcare imaging agents GMBH
am coloneum 4
50829 koln
ALLEMAGNE
8. NUMERO(S) D’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· 493 125–0 ou 34009 493 125 0 4: 20 mL en flacon verre, Boîtede 1.
· 493 126–7 ou 34009 493 126 7 2: 50 mL en flacon verre, Boîtede 1.
· 493 127–3 ou 34009 493 127 3 3: 75 mL en flacon verre, Boîtede 1.
· 493 129–6 ou 34009 493 129 6 2: 100 mL en flacon verre, Boîtede 1.
· 493 130–4 ou 34009 493 130 4 4: 200 mL en flacon verre, Boîtede 1.
· 578 017–8 ou 34009 578 017 8 6: 20 mL en flacon verre, Boîtede 10.
· 578 018–4 ou 34009 578 018 4 7: 20 mL en flacon verre, Boîtede 30.
· 578 019–0 ou 34009 578 019 0 8: 50 mL en flacon verre, Boîtede 10.
· 578 020–9 ou 34009 578 020 9 7: 50 mL en flacon verre, Boîtede 30.
· 578 021–5 ou 34009 578 021 5 8: 75 mL en flacon verre, Boîtede 10.
· 578 022–1 ou 34009 578 022 1 9: 100 mL en flacon verre, Boîtede 10.
· 578 023–8 ou 34009 578 023 8 7: 100 mL en flacon verre, Boîtede 30.
· 578 024–4 ou 34009 578 024 4 8: 200 mL en flacon verre, Boîtede 10.
· 578 025–0 ou 34009 578 025 0 9: 200 mL en flacon verre, Boîtede 20.
· 578 235–5 ou 34009 578 235 5 9: 75 mL en flacon verre, Boîtede 30.
· 583 464–9 ou 34009 583 464 9 1 : 500 mL en flacon verre, Boîtede 1.
· 583 465–5 ou 34009 583 465 5 2 : 500 mL en flacon verre, Boîtede 6.
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DEL’AUTORISATION
[à compléter par le titulaire]
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
[à compléter par le titulaire]
11. DOSIMETRIE
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Tout produit non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à laréglementation en vigueur.
Des informations détaillées sur ce médicament sont disponibles sur le siteInternet de l’Ansm.
CONDITIONS DE PRESCRIPTION ET DE DELIVRANCE
Liste I.
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